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Miranda

quelques mots pour vous dire...

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El Rumiñahui et autres nouvelles | 07 juin 2009

 

 

Ce dernier week-end de mai, nous (Belèn, Diego, Pablo-encore un-, Eduardo, Luis) le passons au Rumiñahui. (« Oh ouiiii ! », comme dit la chanson du beauf ;)

Emotion, émotion. Premièrement parce qu’on s’approche crucialement du Cotopaxi. Et ensuite parce que techniquement, c'était sympa.

C’est pour moi la première fois que j’entre dans le parc Cotopaxi. A notre arrivée, le Coto boudait sous une couverture de nuage. Pas grave, le Rumiñahui nous sourit. De la laguna de Lipiopungo, nous commençons à marcher. On arrive vite au lieu de camp. Ca me paraît encore bien loin du sommet, qu’on grimpera le lendemain, et il y a l’air d’avoir de quoi camper plus haut. Pour une fois, à peine l’idée émise, on est tous d’accord. Et là. On pose les gros sacs, trop bien, et mon Dieu que c’est beau ! ! Le soleil de fin d’après-midi nous donne une lumière fabuleuse. Nous avons d’un côté le Rumiñahui majestueux et puissant avec ses 3 sommets de pure roche et de l’autre, le fabuleux Cotopaxi qui se découvre à nous de toute sa blancheur. On dirait qu'il en avait marre qu'on lui tourne le dos celui-là! Les rayons passent, le caressent et semblent l’embraser brusquement. Un moment bien bref mais très fort. Comme un cri, un appel. Et pfiou, de nouveau sous les nuages. ben oui Coto, on viendra te chercher, tu verras, tu verras!

C’est encore moi la préposée au dîner. Cette fois, j’ai prévu des patates. Tous trop contents parce qu’y en a marre des pâtes ! Et une soupe, des petits légumes mitonés, et des saucisses, du fromage et la sauce qui va avec. Bon, je m’attarde mais la bouffe, en montagne, c’est encore plus important qu’ailleurs ! !

Et le froid arrive. Pas trop mordant toutefois, nous ne sommes qu’à 4 110m d’altitude. Le bueno c’est qu’à cette altitude, on trouve encore de la végétation ! On est en plein páramo et il y a des espèces de plantes qui laissent des branches toutes mortes sur leur pied vivant. On a nettoyé tout ça et on a fait un beau feu de camp jusqu’au dodo. Trop bien. Puis on est allés dormir et à 6 dans la tente de 4 c’était idéal. On a même eu chaud !

Le lendemain, levé pas trop tard mais les gars ont passé un temps fous à faire la vaisselle ! Ils sont partis en quête d’eau et on les a vus revenir une heure après ! Le café rataboulli et les filles qui commençaient à se geler. Départ à 8h du camp. On laisse tout sur place, c’est formidable, c’est le rêve ! ! J’ai même pas de sac parce que Diego me le pique pour y mettre la corde et du coup, le charge. On grimpe tranquilou une bonne heure jusqu’à un passage crucial. J’ai oublié de préciser que notre pote Christian, qui devait nous guider, a eu un empêchement juste au moment d’embarquer… Diego se fait le chef de file mais il ne sait plus trop bien. Aïe. Il nous fait redescendre de 100m, pensant qu’on était montés trop haut. Petite station en contrebas où l’on délibère. La troupe se ligue contre le pauvre Diego. On n’est pas d’accord pour descendre plus bas ! Alors on remonte parce qu’il n’y a vraiment pas moyen de franchir ces pans de roche escarpée. On retourne d’où l’on vient mais par un autre chemin qui me vaudra petite chute et foutre frissons. Une pierre "floja" qui m'est restée dans la main en pleine escalade. Arrivé en haut, Diego nous lance que c’est bien là le chemin… Savait plus le petiot. Le drôle de l’histoire c’est qu’à ce point, nous ne sommes qu’à une quarantaine de mètres du sommet. Mais c’est là que les choses se compliquent.

Je rejoins les autres encore toute remuée et me retrouve assise à cheval sur une crête. Le vide d’un côté et de l’autre. Je crois que j'avais pris trop confiance en moi et la montagne m'a rappelé qui était le chef. Les copains ont déjà armé une corde pour descendre de l’autre côté mais moi, je ne suis pas remise et ne le sens pas du tout, du tout. « Mais si, tu viens avec nous ! ». Bélen est très jeune mais elle assure à max la nana. Le temps d’en voir un ou deux descendre et les forces me reviennent. Une fois au bout de la corde, assise sur mon harnais, tout va mieux ! Et c’est parti pour le sommet !

On descend en rappel pour grimper à l'aide de la corde par un endroit plus praticable. Et voilà ! C’est aussi simple que ça. On s’embrasse les uns les autres au fur et à mesure des arrivées. C’est trop beau d’arriver en haut !

C’est vrai que ce fut un peu dur ce jour là mais vraiment, j’ai adoré cette montagne, elle est magnifique. J’y retournerai sans doute !

Le retour, c’est jamais drôle. Ca me paraît toujours interminable. On commence à ne plus supporter le sac, les ampoules aux pieds, le rationnement en eau et vivres et les problèmes de transport pour le retour à la maison commencent à turlupiner. On aborde une camionnette vers 16h qui nous amène à la panamérica. Là, on voit passer une bonne dizaine de bus avant que l’un d’eux daigne s’arrêter pour nous prendre. Retour à Quito. De Quito encore une heure de bus et me voilà au pied de ma colline à 9h du soir. Plus de bus ni de camionnettes, évidemment. 100m de dénivelé de plus ou de moins… Mais qu’on est bien chez soi !

Des news de Miranda :

Au centre, mon petit David à perdu un oncle tué par un compagnon de beuverie (je les ai vu peu de temps avant complètement éméchés) Evidemment, les enfants connaissent tous les détails alors on tente d'en parler comme il faut.

Le même jour, les parents ont fêté le jour de l’enfant avec un tas de friandises et des ballons. Ça tombait bien pour changer les idées! Sandra et son mari ont fait une petite présentation de marionnettes. Muy bonito.

Nous avons réunis pour une dernière fois les parents d’élèves. Remis les dernières évaluations. Pris les inscriptions pour l'année prochaine. Ca sent la fin de l’année !

Nous avons commencé la neuvène de San Antonio, vendredi et samedi prochain c’est la grosse fiesta ! Les priostes (ceux qui ont en charge toute l’organisation et les frais de l’événement) sont super actifs. Ils ont carrelé le cœur de l’église, on repeint interieur et extérieur, désherbé les pavés de l’entrée. Bien ! En attendant, on se retrouve tous les soirs à 18h à l'église pour partager l'évangile, prier et savourer un canelazo ou un lait chaud et un petit pain tout frais.

Le 18 juin, (On n’oubiera pas l’appel, non) nous terminons les rencontres avec nos petits correspondants de San Juan. Ce sera grand jour de fiesta aussi pour les enfants et leurs parents. On ira pique-niquer au bois avec tout le monde pour clore la journée. Et là, il y aura des photos je vous le garantis!

Le 30 juin, c’est les vacances scolaires. On va avoir du pain sur la planche pour le grand nettoyage d’été !

Publié par cguaquiere à 23:11:45 dans week-ends en vadrouille | Commentaires (1) |

11-07-2009  15:55  11-07-2009 15:55
bravo  De  Odile (DARRAS)la pélerine  Sujet:  bravo
tu es géniale dans tes récits!!!bravo pour le cotopaxi!!il y avait longtemps que je n'étais pas venu sur "miranda"...il y a eu le mariage de quentin, le baptême d'irène et....puis en dernier une intervention chirurgicale (1er juillet) sur la carotide...tout va bien petite convalescence et espère reprendre l'entraînement pendant le mois d'aout et septembre pour le népal ( 20 octobre...au 10 nov) je t'embrasse très très fort et pense à toi.....odile

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