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Miranda

quelques mots pour vous dire...

Je raconte l'Iliniza | 20 mars 2009

Ce jeudi 12, je vais chercher au club des volontaires pour grimper l’Iliniza Norte avec moi. Pas grand enthousiasme. A la question du président « Qui veut faire l’Iliniza avec Clara », pas une main ne se lève. Ca motive.

Seul mon voisin de droite, Jorge, que je ne connais que de vue, a l’air partant. Je dis « l’air » parce que finalement, il m’aura posé un lapin.

Heureusement, Diego ne me laisse pas tomber ! Il sera juste un tout p’tit peu en retard au rendez-vous. On part donc tous les deux un peu avant 6h30 du sud de Quito. Changement de bus à Machachi et camionette à el Chaupi pour monter jusqu’au parking de la Vierge.

De là, j’avais souvenir d’une montée éreintante jusqu’au refuge. Cette fois, le temps est meilleur et la Clarita a un peu plus d’entraînement.

J’admire l’Iliniza Sur, majestueux sous ses pans de neige toute fraîche. Mais ce n’est pas encore pour moi. 6e sommet du pays mais très technique. Il me faut encore pratiquer l’escalade avant de m’y engager.

Bref, revenons à notre Iliniza Norte… On arrive au refuge en deux heures. On se pose un bon quart d’heure et on repart à l’assaut de la cime. On a très vite vue sur la laguna puis les pieds dans la neige. C’est là, après le passage dit de la mort (encore ? ! Faut croire qu’on y prend goût !), qu’on se retrouve en face d’une colonie de touristes, tous ou presque Equatoriens, qui nous crient les uns plus haut que les autres à force de grands gestes : « No hay paso ! ! Tienen crampones ? ! Tienen cuerdas ? ! ». Non, nous n’avons pas de crampons. Nous n’avons pas de corde. Ce n’est pas faute d’avoir demandé s’ils étaient nécessaires… Enfin. Que fait-on ? Diego aimerait bien redescendre par le sable, moi, j’aimerais continuer jusqu’aux 5000m. On continue donc. Vous connaissez la suite. 4973m d’altitude et coup de tonnerre qui a l’air de vouloir nous dire « Vous êtes cons ou quoi ? On vous a dit qu’il n’y avait pas moy ! » Alors, tous penauds, on redescend, vite, parce que l’orage j’adore mais en montagne ça me crispe. Saleté de volcan, le voilà qui se dégage tout triomphant de sa farce. Cette fois, il semble nous dire « hein hein, je vous ai bien eus ! »

Petite pause dans un coin idyllique, près d’un ruisseau aux pierres multicolores, avec vue sur les deux sommets des Ilinizas. Un soleil formidable pour cette saison et à cette heure du jour… On aura été gâté pour cette belle balade. Juste trois grelons près du sommet, qui ne nous ont pas mouillés et tout le reste sous le soleil.

Photos sur http://picasaweb.google.com/LaGuaq/IlinizaNorteBis?feat=directlink (Mauvaise manip! Il y a seulement la deuxième partie de la grimpette!! VOus ètes plongés direct dans l'action... A suivre donc!)

On remet ça sous peu !

Publié par cguaquiere à 00:38:56 dans week-ends en vadrouille | Commentaires (0) |

Iliniza Norte | 15 mars 2009

Là aussi, je raconterai plus tard si je trouve le temps!! Superbe jour où nous avons grimpé l'Iliniza Norte, Diego et moi mais fîmes demi tour à 100m du sommet à cause de la neige (On m'avait pourtant assuré ne pas avoir besoin de crampons...) Moi, je voulais au moins atteindre les 5000m avant de redescendre!! Si près du cap, c'est rageant!! Mais un coup de tonnerre a eu raison de mon entêtement. Faux orage, "faux" parce que une fois redescendus d'un quart du parcours, le sommet s'est totalement dégagé, éclatant de sa victoire sur nous!!

Pas grave, on n'a pas dit notre dernier mot.

Ca fait deux fois quand même, confère archives de juin 2008.

Les nouvelles photos suivront, ça vaut le coup les Iliniza sous le soleil!! Hermosissimo!!

Publié par cguaquiere à 20:35:08 dans week-ends en vadrouille | Commentaires (0) |

Ilalo, Rucu | 15 mars 2009

Petite virée à l'Ilalo avec la hermanita Ana et le dimanche suivant, au Rucu Pichincha à 7. Il y aurait beaucoup à raconter mais pas trop le temps là toute de suite, je vous laisse regarder : http://www.youtube.com/watch?v=RmoqNPkKdrY

Publié par cguaquiere à 20:26:30 dans week-ends en vadrouille | Commentaires (0) |

Laguna de Quilotoa | 28 février 2009

Lundi et mardi sont fériés, nous avons 4 jours de congé ! Que viva el carnaval ! Samedi 21, c'est le jour des adieux à Céline puis à tonton et tata. Dimanche, je pars pour la laguna du Quilotoa. C'en est fini des remarques désobligeantes : « Quoi ? Tu ne connais pas Quilotoa ? ! ». Vrai que ça vaut le détour !

Après quelques bus pas trop pressés, sur un trajet magnifique, baigné de soleil, j'arrive à 14h30 sur les lieux. Evidemment, juste à temps pour voir les nuages inonder le site et boucher la vue. Sans trop réfléchir, je descends dans l'hôtel communautaire (je me rendrai compte un peu plus tard qu'il n'y a pas d'eau). Une petite demi-heure plus tard, la vue se dégage sur un panorama époustouflant. Je n'étais pas sans connaître le lieu, ayant vu un tas de photos du site mais je ne l'imaginais pas si vaste et le cratère si profond !

Je descends donc jusqu'au lac, au milieu des touristes montés sur les mules. Un vrai boulevard ! Heureusement que les bêtes  n'ont pas de klaxons, ce serait l'enfer. Enfin, on discute à droite, à gauche, c'est sympa. Un peu lourd quand même au bout de la trentième : « Vous n'auriez pas besoin d'une mule par hasard ? ». Enfin, la remontée est rude mais plus rapide qu'indiquée. On descend 350m pour atteindre le lac. Je finis la remontée sous une fine pluie. Une fois abritée, c'est une belle drache qui nous tombe dessus. Le froid s'installe et à 3850m, il est coriace. Malgré ça, les jeunes gens entreprennent de jouer au carnaval. C'est à dire qu'ils se jettent des sauts d'eau les uns aux autres... J'en ai froid dans le dos rien que d'y repenser.

Je n'attends pas la fin de la pluie pour aller chercher des amis qui voudraient faire le tour du cratère avec moi le lendemain. Au détour du seul hôtel qui a une tête d'hôtel, je les rencontre. Ils s'appellent Esther et Sandro, sont Hollandais et ont eu la bonne idée de choisir cet hôtel chauffé par un bon poêle à bois.

Le soir, je suis seule touriste à l'hôtel. Je papote avec le couple qui s'occupe de l'hôtel pour la semaine. Maríaet moi préparons la soupe de quinoa. Je découvre une espèce de pomme de terre noire et oblongue qui ne ressemble pas à une pomme de terre. La Josselin, 1 an et demi, à moitié endormie dans le dos de sa maman chouine un peu. Elle est malade. Tu m'étonnes. On se couche tôt pour trouver un peu de chaleur au fond du duvet.

 

Le lendemain, départ plus tard que prévu. L'altitude n'aide pas au sommeil et Esther et Sandro manquent d'acclimatation. (Je crois surtout qu'ils ont dû papoter bien tard avec les touristes américains et autres qui abondent dans l'établissement ::: Petite bière autour du poêle...) On démarre juste au moment où le soleil se montre, vers 9h. Le paysage est splendide tout au long de ce sentier. Evidement, comme nous suivons la crête, le chemin nous offre continuellement une vue magnifique sur la lagune. C'est beau ! C'est beau ! On a trop de chance d'être là !! Bon évidement, jusqu'au moment où les nuages et la pluie nous prennent. Un gros rocher se dresse soudain sur le parcours. Il faut prendre à droite ou gauche. Pique nidouille c'est toi l'andouille ! A droite donc. Les Hollandais ne sont pas convaincus par mon argument. Le chemin de gauche à l'air plus sympathique effectivement. Alors on est d'accord, on prend à gauche. Finalement, on se perd. Le chemin de droite devait être le bon. On descend, descend, descend jusqu'à s'en inquiéter. On décide donc de remonter par les chaquiñanes tracées par les animaux. On retrouve le confort de la crête après une rude grimpette qui se termine par un périlleux banc de sable dont il faut sortir à six pattes. Enfin, on termine le tour tranquilou. On l'aura fait en 6h... Ce n'est pas vraiment un record de rapidité...

Enfin, vous nous serez reconnaissant d'avoir pris le temps en visualisant le film que vous trouverez en cliquant ici : http://www.youtube.com/watch?v=eEITok_6xPc

 

A l'arrivé, on sens la douce fatigue nous prendre. On se réfugie à l'hôtel chauffé où l'on se fait servir une soupe refroidie, puis, la c'est l grande classe, mes compatriotes européens me prêtent leur salle de bain pour que je me prenne une douche CHAUDE !! Trop de luxe !! On termine l'après midi avec un américain fraîchement débarqué dans le pays. Adieux.

Papote ensuite avec une famille française débarquée à l'hôtel communautaire. Après le dîné, José m'invite à venir écouter son groupe de musique... Je ne serai pas déçue du voyage !! Il fallait voir l'état des instruments... On accorde vite fait un charango qu'on me met dans les mains. Je crois que c'est comme ça qu'ils apprennent à faire de la musique ici. A voir comme ils laissent les instruments entre les mains des enfants qui gratouillent un peu  au petit bonheur... Drôle. Et je retrouve par hasard Sonia, une gamine avec laquelle j'avais bavardé dans l'après midi. Trop beau moment ! Quelle chance j'ai !!

  

Publié par cguaquiere à 18:07:04 dans week-ends en vadrouille | Commentaires (0) |

Boítes, suite | 21 février 2009

Finalement, on a vendu toutes nos boîtes de biscuits avec un succès fou, et il en manquait. Va falloir qu'on recommence.

Publié par cguaquiere à 22:05:08 dans Miranda | Commentaires (0) |

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