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Miranda

quelques mots pour vous dire...

Manta | 27 janvier 2008

Après une courte nuit, nous repartons pour le terminal des bus à 6h. Vamos à Manta. Arrivée à 9h. On décide de ne pas y dormir, mais passerons là une très belle journée. A commencer par un vrai petit déj pour Claire (que c'est bon de manger !) et le tout premier ceviche de poisson pour Malo (Et non, il n'y a pas d'heure pour en manger !) Il s'agit d'une soupe froide garnie largement de poisson tartare, crevettes, coquillages ou crabe, au citron ou à l'orange agrémenté de feuilles de coriandre et servi en général avec des chiffles, des chips de banane. Un délice dont on ne se lasse pas ! Nous laissons nos sacs dans un hôtel pour parcourir la ville tranquillement.

Vamos a la playa. Horrible ce que ça pue ! Il y a des vautours en pagailles, le ciel est gris, fait chaud... Je ne vous raconte pas l'ambiance ! Sur la plage, on passe devant des hordes d'años viejos, ces poupées en papier mâché spécialement confectionnées pour être brûlées le soir du 31 à minuit exactement. L'año viejo est normalement fait maison, avec de vieux chiffons, et symbolise tout ce que l'on veut brûler pour bien commencer l'année qui arrive. D'où les poupées des assembléistes (qui doivent nous sortir une nouvelle constitution) ou de Correa (notre cher président, qui j'espère n'aura pas trop brûlé ce 31 à minuit...)

Plus loin, un gars nous propose un tour en barque. On a déjà donné mais bon, puisqu'il nous propose de visiter le port pour 3$, on embarque. Ca me vaudra une jolie photo de pélican. Mon appareil sonne tellement creux depuis Santo Domingo...

De retour sur la plage, on passe au marché de poissons, devant le chantier naval, où les pêcheurs débarquent toutes sortent de poissons. On assiste entre autres au nettoyage des requins (on garde les ailerons pour les Chinois) chargés dans une camionnette... Il y en a peu, nous dit le pêcheur. Assez pour nous impressioner... Et s'ils venaient à se perdre aux abords des plages ? Ca me rappelle vaguement un film que je n'ai jamais voulu voir...

Et de là, allons visiter notre premier musée du pays... Pas de regret. Petit topo sur les cultures précolombiennes, quelques antiquités... Un peu d'histoire, ça fait du bien.

Après un délicieux ceviche (et le deuxième d'une longue série pour la Malo !) Nous reprenons nos sac et un bus, à 15h, pour Bahia de Caraquez.

Publié par cguaquiere à 15:44:42 dans week-ends en vadrouille | Commentaires (0) |

Bahia de Caraquez, San Vicente, Isla del Corazón | 27 janvier 2008

Arrivée mas o menos à 18h30. Plus ça va et plus on loge dans des hôtels crados. Mais bon, cette fois, il y a vue sur la mer, s'il vous plaît ! Et la musique à fond au rez-de-chaussée où une fine équipe prépare des años viejos plus vrais que vrai. Un vrai chantier ! (voir la tablée de joueurs de cartes parmi les photos de Malo) On se balade en se demandant où sont passés tous les touristes qui bondaient les bus en direction de ce bout de côte... Un ceviche et hop au dodo.

Lendemain, petit bain de mer pour dire de bien démarrer la journée. C'est sur un petit bout de plage que j'ai longuement toute la famille au téléphone, les pieds dans l'océan pacifique ! Vive les portables !

Petit deèj fameux ensuite et sur le retour nous croisons un ferry qui passe sde l'autre côté de la baie à San Vicente. Gratuit pour les piétons. On embarque. Vrai, on n'étaient pas équipées pour la journée mais bon, on fera avec. Ou plutôt sans.

A San Vicente, autre cadre encore. On a quitté la côte asphaltée et bien gris propre de Bahia pour des cabañas au toit de paille, et routes ocres avec de ces motos/ camionettes (qu'on appelle tuk-tuk en Thaïlande) en pagaille. C'est vraiment sympa. D'emblée, on se sent bien même si le soleil tape dur... Et il est encore bien tôt !

Direction La isla del corazon. C'est à huit kilomètres. On ne veut pas prendre de taxi. Le tuktuk nous paraît plus drôle. Sauf que, on saura plus tard qu'ils ne sont pas faits pour quitter le plat de la côte ! le petit jeune qui nous embarque ne doit pas savoir ce qui l'attend. Il accepte de nous emmener mais aux premiers tours de roue déjà, le moteur ronronne bizarrement. Il câle une fois, deux fois, trois fois... Ca devient vexant ! Moi qui doit déjà avoir perdu un petit kilo ! Au bout de 10 petites minutes, il câle pour de bon, d'après moi. On descend donc pour aller chercher un taxi mais le petit jeune revient pour nous récupérer. C'est bon, c'est réglé. Mouais. C'est bien parce qu'il doit apprendre. La route n'est pas de tout repos pour nous à l'arrière. Déjà crispées mais en plus, bien secouées. Effectivement, il a dû faire une manœuvre quelconque parce que cette fois, il ne câle qu'au bout de 3 ou 4 kilomètres. Cette fois, pour de bon. On descend donc, il nous dit que c'est juste là, pas loin, après le virage. Je n'y crois rien mais de toute façon, on n'a pas le choix, on continue à pieds et... Lui aussi, en poussant son tacot. La Malo est vraiment trop angélique. Elle le plaint, encore un peu et elle irait pousser la cariole avec lui. Je lui lance un argument de poids : Ce ne serait pas très pédagogique !

 

Au départ pour l'isla del Corazon, on négocie le prix évidemment, et on embarque avec Lorenzo. Le temps est magnifique, il y a des oiseaux à foison dont on ne retient qu'à moitié les noms, on apprend de notre guide l'objectif de la communauté : replanter de la mangrove dans le cadre d'un écoprojet et lier ce souci écologique à un projet touristique. C'est donc la main de l'homme qui a donné sa forme à l'île. L'île n'est pas vraiment une île. Comme il s'agit de mangrove, on ne peut pas poser le pied au sol. Il y a des périodes où l'eau monte à plus d'un mètre. Nous sommes aux croisement des eaux salée et douce. A l'entrée de l'île, un panneau nous présente Felipe. Qui est-ce donc ? Lorenzo nous explique qu'il s'agit de l'esprit de l'île et nous raconte avec grand foi les affres de cet affreux jojo qui s'enamoure de n'importe qui sur un coup de tête et peut vous emmener on ne sait où ! Méfiance donc, paraît qu'il aime les yeux bleus ! Comme tous les Equatoriens, faut dire... Pas très original l'esprit. Le parcours est court mais bien construit, au cœur de cette drôle de végétation. Notre guide nous explique un tas de truc sur la pêche, les oiseaux, les deux espèces d'arbres... Paraît qu'il y a des gringos qui ont dormi en haut de l'observatoire pour étudier la faune. Vrai que ce doit être une expérience grisante. On reviendra !

Au retour sur terre, on visite les installations en cours. Ca va être chouette ! Ils sont entrain de construire la salle de bain et dans quelques mois (Un seul, d'après eux mais il faut être méfiants...) ils pourront loger leurs touristes. En tout cas, bonne adresse. La fine équipe, familiale (sont tous frères) est très sympa. Ils ont suivi une formation tourisme, et ça marche... En plus, ils font des ceviche de homard ! On n'est pas restées pour tester. Ils sont vraiment trop bavards, on aurait fini la journée là. Mais j'avoue que je reste sur ma faim...

 

Suite et fin de journée à Bahia où l'on montera jusqu'à la croix blanche d'où l'on a une vue superbe sur toute la baie (voir photos) On se fait accoster à plusieurs reprise par des bandes d'enfants quémandant leurs étrennes, arborant leur año viejo de bric et de broc, le tout dans la joie et la bonne humeur. Les enfants vont jusqu'à tendre une corde à travers la route pour prendre les voitures en embuscade ! Trop drôle. A condition de ne pas être chauffeur de taxi...

Après cette petite balade, nous arrivons tout juste pour le début de la messe. On nous avait bien dit qu'il y acait du monde ! Le matin même, un petit vieux installé avec un journal sur un banc était là deux heures avant l'office, pour être sûr d'avoir une place. Qu'est-ce que ça doit être à Noël !

Bref, on se colle à un mur encore vide. Mais il se remplit bien vite de part et d'autre de nos deux corps. On commence à se sentir à l'étroit et à se sentir tout court. C'est vrai qu'on commence à puer à macérer dans nos fringues. On s'en rend d'autant plus compte qu'on est dans une station balnéaire qui attire les privilégiés du pays ! On se fait aussi petites que l'on peut, évitant tout mouvement inutile. Bon là, j'exagère un peu mais c'est pour le style...

 

Ceviche/ dodo. A non, on tente désespérement de joindre les filles. Elles nlous ont laissé un message, le temps de notre ceviche, pour nous demander de monter jusqu'à Muisné, Marine étant malade et ne pouvant prendre le bus. Tiens, tiens...

Sauf que Muisné, c'est bien plus au Nord que Canoa et qu'on en a plein les pattes du bus et surtout, qu'on a envie de voir Canoa. On tente, dans un message laissé sur répondeur, de les motiver pour venir à Canoa.

Publié par cguaquiere à 15:43:59 dans week-ends en vadrouille | Commentaires (0) |

Canoa | 27 janvier 2008

Arrivées à Canoa vers 8h, on attend toujours une réponse des filles. Mais c'est d'emblée qu'on se dit que pour vivre un dernier jour d'année, c'est plutôt très bien choisi comme lieu ! Ne savons pas si nous devons trouver 7 lits ou deux. Mais prenons tranquillement notre petit dèj avec vue sur la mer. Fait beau, fait chaud, les vagues magnifiques nous narguent. Vivement qu'on puisse poser nos sacs et aller prendre un bain !

Finalement, les filles ont décidé de rester à Muisné. On ne les reverra donc pas avant 2008. Entreprenons de trouver une chambre, un hôtel, deux hôtel, trois... On laisse nos sacs au Coco loco, complet lui aussi et finalement poussons une porte de branchages pour arriver dans un havre baba cool qui sent un peu le chit mais qui nous charme d'emblée avec ses tentes et ses hamacs en tous sens. C'est sous tente qu'on dormira profondément nos 2 heures de sommeil avant d'entamer notre long retour au bercail.

 

Mais d'abord, la mer ! On file sur la plage se prendre de bonnes claques d'eau salée. On y resterait la journée ! Rencontre au creux d'une vague avec Tony et Juan Carlos, Français et Equatorien venant de Lille !  Dingue. Juan Carlos va bosser à Norauto sur le même site que le frère de Malo ! On sympathise, on papote, ils nous donnent les bons plans du pays qu'on ne connaît pas. Et s'en retournent à Quito. Ils sont attendus pour le réveillon dans la famille de Juan Carlos... Bonjour la route.

On retournera sur la plage après un poisson grillé pour dire de faire mes premiers pas en bodybord. Vraiment extra. A 17h59, on fait le décompte. A 18h, on s'embrasse et se lance des « Bonne année !) sous les yeux ébahis de je ne sais plus trop qui qui papotait avec Malo. Eh oui, à cette heure là, la France explosait en embrassades et nous deux aussi, au milieu des vagues bleues du Pacifique.

Le soleil se couche, magnifique, évidemment, dur de glisser un appareil photo dans son maillot de bain. Cette image, nous nous la gardons. Nos pensées divaguent vers l'Europe où l'on imagine la famille et les copains faire la fête.

Et nous nous arrêtons un peu plus loin autour d'une tripotée de mecs dansant la capuera au son du jumbe et de la voix d'un grand black. Après le joli spectacle, on s'aperçoit qu'ils sont bien echauffés les mecs mais bon, on accepte quelques pas de salsa sur le sable et attention, il s'agissait de pro ! The prof de salsa de Canoa pour moi, beau mec en plus. La Malo, je ne sais pas trop mais il se débrouillait comme un chef. Bref, j'étais fin prête pour la soirée. Ils nous donnent rendez-vous autour d'un feu sur la plage à 21h. On verra...

Le soir, on en retrouvera bien quelques uns et une fois le groupe éclaté, ça devient plus vivable.

A minuit, les gens s'embrassent, comme chez nous et s'affairent à brûler leur año viejo. Et des feux s'allument de toutes part dans la rue. On a l'impression d'être en pleine émeute. Wilmer, mon caballero, nous offre de l'accompagner. Il doit aller saluer sa famille, c'est la tradition. Sauf qu'on avait pas prévu qu'on nous servirait un repas ! Notre ceviche n'est pas si loin et on a bien du mal à faire honneur au poulet/riz ! En Equateur, on ne refuse pas la nourriture. C'est trop important. Heureusement que la nuit ne fait que commencer...

Ambiance très sympa à Canoa, il y a des petites fêtes un peu partout, on nous offre de venir danser à droite et à gauche. Au centre, c'est plutôt famillle/ salsa. On loue sa chaise et des énormes baffles on été installée en plein milieu de la rue. Près de la plage, dans les bars un peu plus gringos, ça déborde dehors et c'est vraiment drôle. Quand on se trouve au milieu de la rue, on ne sait plus sur quel rythme danser, à gauche la techno ou à droite la meringue ?

Sur la plage, toute autre ambiance. Quelques groupes sont venus allumer des feux et boivent tranquillement en se racontant un tas de truc. Havre de paix. C'est ce lieu qu'élit Malo pour continuer la soirée. Ceux qui me connaissent sauront que même si j'aime les feux, l'envie de danser l'aura emporté. La nuit est ponctuée de pluies plus ou moins forte mais n'altère en rien la fête. Les gens continuent à danser sous cette ondée rafraîchissante. Je me souviendrai d'une salsa absolument géniale, avec Maikel, le prof de danse, sous la pluie, les pieds dans la boue. Ca devait être beau !

 

On ne sent pas trop la fatigue mais on la prévoit plutôt. On ne sait pas trop comment on va rentrer sur Quito et il faut qu'on y soit le soir même. Ecole demain !

Nous allons donc dormir deux petites heures et nous relevons a las 6 de la mañana alors que les rues sont encore bien remplies de gens qui dansent, le soleil encore couché. On attendra une demi heure le bus. Ils étaient bien là mais sillonait tout Canoa (Desepérés, on le voyait passer et repasser dans la rue principale) Le but est de remplir l'habitacle avant de partir . Toujours. Règle n°1 du conducteur de bus en Amérique latine.

Finalement on part vers Bahia après s'être dit qu'il vaudrait mieux partir vers le Nord.

Bon choix finalement puisque deux places se sont libérées pour un direct Bahia/Quito ! Chance. Bus de luxe. Du jamais vu ! Le bus ne fait entrer aucun petit marchand, ne s'arrête pas en route ! Juste une fois pour l'almuerzo sur une espèce d'aire routière en plein milieu d'une forêt luxuriante. On n'a pas tout compris puisqu'on avait les yeux fermés la plupart du temps. Le soir, j'étais de retour à la maison pour souhaiter une bonne année à mes hermanitas.

Publié par cguaquiere à 15:41:27 dans week-ends en vadrouille | Commentaires (2) |

Visite surprise ! | 20 janvier 2008

Ce mercredi soir, Maria ne devait pas rentrer, nous devions nous rejoindre sur Quito le lendemain matin pour un atelier de formation à San Juan. Et pourtant, la voilà qui revient, à la nuit tombante. ¿Que paso ? Maria nous annonce froidement qu'elle a une mauvaise nouvelle... La supervisora ministerielle (l'inspectrice, quoi) va venir demain. Elle sera à 8h au centre. Evidemment, elle n'était pas prévenue de notre absence, grave erreur ! Et les enfants seront tous à la casa. On révise un peu la paperasse de Maria. Je m'attendais à devoir remplir des papiers toute la nuit mais à 11h, on étaient couchées et fraîches le lendemain pour recevoir notre visiteuse impromptue.

Finalement, l'inspection ici n'est qu'histoire de papiers. Rien de pédagogique. Tout est dans la forme. Les papiers sont remplis, on ne cherche pas à savoir si le contenu est cohérent. C'est bien. Bon, ben voilà. Et Maria qui se chargeait de stress depuis septembre en se disant qu'elle a des papiers ministériels à faire... Le truc, je pense c'est que la beauté du lieu et la propreté des locaux doit détonner avec ce que cette inspectrice a l'habitude de voir. Elle n'a eu de cesse de faire des éloges, sans pour autant jeter le moindre coup d'œil curieux à ma classe... Les pre-kinder ne sont pas de son rayon.

Publié par cguaquiere à 23:18:17 dans Classe | Commentaires (0) |

Petite classe pour les maîtresses | 20 janvier 2008

Après le passage de la supervisora, nous attendons Sandra partie d'urgence sur une rencontre du municipio (Rôle de secrétaire oblige !) et filons au Nord de Quito pour l'atelier de ma copine Sandrine. « Activités de groupe et apprentissage différencié ». De quoi se rafraîchir la mémoire et réactiver les acquis ! Sandrine m'avait dit que je n'apprendrais rien puisque sortante de formation mais faux, on apprend toujours ! Et c'est chouette de pouvoir partager les expériences des autres, dans des réalités différentes. Bien aussi de refaire quelques activités qui nous permettre de jouer le rôle de l'apprenti, avec ses émotions, son stress... Le petit groupe d'une vingtaine de personnes a bien joué le jeu. Confiance et respect. Bref, un moment fort et plein d'idées, d'envies pour la suite ! Merci Sandrine et Sonia ! 

J'ai pas de photo ! ! Mille excuses ! !

Publié par cguaquiere à 23:16:37 dans Classe | Commentaires (0) |

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