Finalement, on retrouve quand même Catherine à Calpi, où nous déjeunons dans le cimetière. Ben oui, fête des morts oblige ! Le 2 novembre est férié dans tout le pays. La scène valait le détour ! Les familles entières se rendent dans les cimetières pour venir manger sur la tombe des parents. Ils versent à boire et laissent à manger sur les tombes. On remet en état, refleurit, certains prient, d'autres font la sieste. Le cimetière est bien vivant !
Fianalement, on doit laisser tomber l'idée d'aller à San Francisco voir le lieu de vie de Catherine. Ca ne vaut plus le coup. Il est trop tard s'il on veut rentrer avant la nuit. Dépitées et laissant là Catherine qui ne nous aura vues qu'une petite heure, n ous repartons sur Riobamba. Tout prend du temps ici. On rentre pour retrouver Pancho et tenter de trouver des magasins de musique ouverts mais c'est peine perdue aujourd'hui. C'est férié !
Finalement, on passe une petite soirée bien sympa autour d'une soupe bien chaude et d'un crumble aux tomates de l'arbre©. Copiright s'il vous plaît.
Demain le Chim' !
Mais le lendemain pas de Chim'. Lever à 5h30 pour être sûr de partir bien tôt. La pluie drue et les nuages denses ont eu raison de notre enthousiasme. Qu'elle poisse. On sort ? On ne sort pas ? Le Chim', c'est pas la peine. Le marché ? Moue de ceux qui n'ont pas la super panoplie Quechua de Décathlon. Bon ben, on va toquer un peu la musique ? Il ne faut pas le dire deux fois. Pancho sort son clavier, Ephra, la guitare et les flûtes, Léonora (femme de Pancho) son violon, Malo une boîte d'alumette, Clara, un mini balon de baudruche et c'est parti ! Moment fort de musique. On s'en met plein les oreilles ! Il faut que je précise que Pancho et Léonora qui nous hébergent sont tous deux profs de musique...
Finalement, le soleil se lèvera à la fin de notre marché. On revient en nage. Sandwiches au chancho et papaye et nous partons pour... San Francisco !
Pas de regret, le Chim' peut nous faire attendre. On revient ravis de cette virée en pleine campagne. Soleil radieux ce qui est rare pour un après midi. Vue imprenable sur le Chim'. Petit bug dans ma clé USB, il va falloir patienter pour voir mes photos qui déchirent. On n'en pouvait plus tellement c'était beau !
Lendemain, petit tour sur notre place fétiche avec vue sur les sommets alentours et messe un peu détonante avec une église bondée. (troisième messe du jour pourtant...)
Publié par cguaquiere à 21:07:35 dans week-ends en vadrouille | Commentaires (0) | Permaliens
Première rencontre avec nos petits correspondants de San Juan. Moment intense et très beau où les premiers échanges un peu timorés encore, ont eu lieu entre les élèves de Sandrine et les miens. L'idée est de permettre aux enfants de s'ouvrir à d'autres, de rencontrer la différence, nouveaux visages, enfants handicapés. Les enfants de San Juan viennent se mettre au vert. A raison d'une rencontre par mois, on aura de quoi faire !
La rencontre s'est déroulée autour de la fête des morts. Tradition bien vivante, si je puis me permettre... Où l'on se retrouve en famille pour préparer puis manger les guaguas de pan (bonhomme de pain) et en buvant la colada morada : jus de fruit à base de mûres essentiellement agrémenté d'ananas et de tout ce qu'on veut... de cannelle et autres herbes dont je n'ai pas le secret et de farine de maïs noir. Un régal.
Maria est allée chez un neveu le week-end précédent la rencontre pour préparer 80 guaguas de pan ! Les élèves de Sandrine ont préparé 10 litres de colada morada ! C'était la fête !
Mes élèves étaient bien énervés en attendant nos correspondants. Quelques jours déjà que nous comptions lesjours qui nous séparaient de la rencontre ; Ils ne tenaient plus en place et quand le bus fut en vue les uns couraient partout, cherchant le meilleur endroit pour se cacher, les autres se sont trouvé un perchoir et se sont mis à scander des « amiguitos ! » en tapant dans les mains. Trop mignon. Les élèves de Quito, à peine débarqués, se sont rués sur les balançoires, tobogans et autres jeux d'extérieur qu'ils n'ont pas la chance d'avoir. Mes élèves, eux, se sont vite calmés. Refroidis par leur timidité. Les petits jeux d'extérieur ont eu un rôle déterminant. Bon moyen de briser la glace ! Nous nous sommes ensuite présentés autour d'un grand guagua de pan fabriqué pour les besoin du jeu. Le grand guagua disparaît à la grande contrition des élèves. Mais, heureusement, il laisse un message qui les invite à jouer, récolter tous les ingrédients nécessaires pour réaliser une potion magique qui le fera revenir. Trois groupes : ours, renards et loups qui s'en vont avec leur panier découvrir un à un les messages et collecter les ingrédients. La plus périlleuse des épreuves fut sans doute d'attraper deux saltamontes par équipe (criquets). Très drôle.
Et ça a marché bien sûr. Le guagua gordito est revenu avec plein de petits amis que nous avons pu manger avec les autres enfants de l'école.
Et puis, ce fut déjà l'heure de se quitter. Petit cadeau d'adieux pour nos petits amis de Quito et surtout, la promesse de nous revoir très bientôt !
Et voilà encore de quoi raconter dans notre cahier de vie.
Publié par cguaquiere à 21:02:56 dans Classe | Commentaires (0) | Permaliens
Et oui, à l'heure d'aujourd'hui, je m'octroie encore le luxe de chauffer un peu d'eau histoire de tiédir ce qui tombera sur ma nuque: La douche ne coupe plus le souffle mais quand il s'agit des cheveux, c'est encore un peu rude.
Pas le temps pourtant d'expliquer ma technique du lavage de cheveux à ma compañera Maló, en visite à Miranda. Mais voyez comme elle se débrouille! Cette fille est pleine d'inventivité...
Publié par cguaquiere à 21:01:19 dans L'eau | Commentaires (0) | Permaliens
Quizz couleurs ce matin... Ca devient bon pour certains ! Mais c'est pas gagné pour d'autres. Accent sur la couleur verte depuis lundi. Question graphisme, certains commencent à prendre papier et feutres dans leur temps libre. Et grande joie, ils commencent à faire autre chose que des ronds. On va pouvoir exploiter ! Aujourd'hui, sortie plantes. Observation des récoltes et dessins. Nous allons commencer une nomenclature de motif à partir de leur création. Sympa.
La plupart reconnaissent à présent la première lettre de leur prénom mais tout apprentissage me paraît épuisant (pour moi surtout !). Ils ont une capacité de concentration infime. Comme dirait joliment la Catherine : « Ils ont des vers dans les fesses ». Ce qui est sans doute vrai mais bon, on voit aussi que ce sont des enfants du grand air et tenir un quart d'heure au tapis pour le rituel est un effort autant pour les enfants que pour leur maîtresse. Ils prennent maintenant beaucoup de plaisir à la lecture.
A partir d'un livre débusqué à l'aéroport de Madrid, j'ai mis en place une petite séquence sympa. La oca Carlota rencontre tour à tour la chèvre, le lapin, le corbeau et l'escargot. Support qui me permet d'aborder la numération, la construction du temps, de l'espace. Lancement d'un travail de graphisme également : dans la boîte de Carlota, on en a trouvé plein d'autres. Il n'y avait plus qu'à lancer le travail sur les quadros. En plus du manque de concentration, j'ai pu remarquer, toujours avec le même support, qu'il y avait un travail de mémoire énorme à faire. La page à peine lue, impossible pour aucun de me dire quel animal la oca venait de rencontrer (le livre était déjà connu d'eux). C'est lié à la concentration me direz-vous. Certes. On y travaille. Toutes les bonnes idées seront bienvenues !
Ces problèmes soulevés sont vrais également pour la classe de Maria, équivalent de grande section chez nous en un peu moins « maternelle », peut-être. Mais eux entreront à l'école primaire l'an prochain. Ils quittent donc le centre Shuc Shungulla pour entrer dans l'impitoyable cursus équatorien. Ce sera marche ou crève. Ils ont intérêt à savoir se tenir s'ils veulent suivre.
Nous mettons l'accent sur l'attention et l'autonomie pour les gestes quotidiens (rangement, travail autonome, soin).
Publié par cguaquiere à 22:56:32 dans Classe | Commentaires (0) | Permaliens
J'ai lancé une nouvelle commande auprès de notre papa menuisier. Il va me faire un meuble à casiers pour que les enfants puissent avoir leur petit coin de rangement, qu'ils aient aussi des jeux à disposition. Histoire de développer l'autonomie, toujours. J'aimerais aussi faire faire des bancs, pour dire de cadrer un peu plus efficacement le coin tapis. Pour éviter que ça brinquebale, je ne les ferai pas moi-même. Même si c'est très peu cher en comparaison du mobilier chez nous, c'est beaucoup pour le centre. Grâce à ma grand-mère chérie, nous avons pu financer 10 chevalets (doubles), un meuble-étagères, et les meubles de la cuisine miniature. Je fais appel à la générosité des uns et des autres pour le financement du mobilier qui va suivre... Un peu culotée me direz-vous, mais on demande très peu aux parents question sous, tout simplement parce qu'ils galèrent déjà à nourrir leurs enfants et font un effort certain pour donner la maigre participation j'aimerais quand même optimiser les fonctionnalités de la classe.
Publié par cguaquiere à 22:54:18 dans Classe | Commentaires (4) | Permaliens
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