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Miranda

quelques mots pour vous dire...

Communication | 28 octobre 2007

Je ne comprends toujours pas tout ce que me disent les élèves mais presque. C'est essentiellement mon manque de vocabulaire. Ce qui est chouette, c'est que je leur demande de m'expliquer avec d'autres mots parce que je ne sais pas ce que veut dire tel autre. Après des débuts laborieux, ils y arrivent à merveille maintenant, en s'y mettant à plusieurs. C'est drôle, ils parlent plus fort en même temps, comme si j'allais mieux comprendre s'ils haussaient le volume... J'ai repéré quelques expressions-type : le « A non né mamos , hemanita ?» de Miguel, par exemple, qui parle toujours du nez ; 5 fois par jour, mon petit peureux me demande : « A donde vamos ? », « Où allons-nous ? ». Je l'ai laissé bien longtemps dans l'expectative avant de pouvoir répondre à sa question.

 

Publié par cguaquiere à 22:47:42 dans Classe | Commentaires (0) |

Corrida | 28 octobre 2007

La corrida a été importée d'Espagne via les conquistadors. Première expérience de la corrida ce week-end. Il faut que je précise pour contextualiser que l'ami d'Odile, Ephraïn est un passionné depuis sa tendre jeunesse et que depuis, il matadore, il est aussi et surtout, le seul couturier en Equateur qui confectionne les traje, costumes de lumière qui moulent les corps des torreros et sans lesquels la corrida ne serait pas ce qu'elle est. Vous imaginez donc bien qu'à traîner régulièrement chez lui ou dans l'atelier, on finit par être curieux de cette passion.

Nous voilà donc dans les gradins, yeux rivés sur l'arène pour deux heures de « pré-corrida », il s'agissait des jeunes toreros et de jeunes taureaux aussi ; Le spectacle n'en était pas moins étonnant et impressionnant pour des néophytes comme nous (Malo, Catherine et moi). Catherine se questionnait et nous éclairait de sa science véto. Elle étudiait l'anatomie des taureaux, tandis que nous étudions celle des toréros...

C'est quand même un sport de tarés. Contre toute attente, j'ai aimé. Va savoir pourquoi. Je n'en ferai pas une passion pour autant mais c'est très fort.  Au mois de décembre, c'est la grande feria à Quito. La plus grande du continent. Les Espagnols arrivent en masse. Il y aura même des toréros français. Quelques croquis suivront peut-être.

Publié par cguaquiere à 22:38:03 dans Culture | Commentaires (0) |

Histoire d'eau | 22 octobre 2007

Réunion « extraordinaire » du comité de quartier au sujet de l'eau. Maria nous présente, Odile et moi, au président du comité. Tout les habitants sont censés être là, rassemblés dans l'église mais les bancs sont bien peu solicités...

Rendez-vous à 19h, à 19h30 Nelson, le secrétaire, fait tinter les cloches à toutes volées. Deux personnes nous rejoignent. A 20h, on sonne le glas.

La réunion commence. Il s'agit de ressasser encore une fois le problème de l'eau courante qui traîne depuis plusieurs années. Ca chauffe depuis qu'il y a construction d'un réservoir juste derrière l'église.

Miranda est divisée en deux parties. Ironie du sort. L'éternelle partition Nord/ Sud. Pas besoin de faire un dessin. Les uns sont moins nombreux, un peu moins pauvres et mieux organisés. Les autres dans la misère, résignés, avec un président bavard et peu actif. Nous apprenons à cette réunion, après moult palabres pour retracer l'historique, que le plan de construction de ce réservoir était entre les mains du président avant le début des travaux. Ce dernier n'a pas mis au courant ces concitoyens sur le rétrécicement de la route. A présent, les murs sont montés, il n'y a pas à revenir en arrière puisque le président était prévenu. Et c'est ce bout de Miranda qui trinque encore. Déjà pas top la route...

Le plus idiot dans l'histoire c'est qu'il ne manquait pas grand-chose pour que l'eau courante parvienne jusqu'à nous. D'après ce que j'ai compris, c'est une histoire de plan à définir. Plan qui est fait mais il manquerait une signature...

Beaucoup de choses m'échappent, je ne voudrais pas m'enfoncer trop vite dans cet imbroglio  mais j'ai quand même l'impression que les habitants de chez nous ne cherchent pas trop à faire bouger les choses. Comme s'ils étaient résignés à leur mode de vie, ayant toujours fonctionné comme ça. Une question de coût peut-être ? Sans doute même. Sandra sort ses griffes. Maria ne mâche pas ses mots. A suivre...

Publié par cguaquiere à 01:05:57 dans L'eau | Commentaires (0) |

Périple à Riobamba | 22 octobre 2007

Ce vendredi, on fête l'arrivée des Espagnols, ou « fête de la race »... Dingue. En fait de fête, il y a juste un jour férié. Un peu comme l'Ascension chez nous, quoi.

Grand week-end, donc ! Catherine doit faire ses papiers à Riobamba, puisque ce sera sa destination finale. A 4 heures de route (170 km) de Quito, en Sierra centrale. Au départ de Quito, nous retrouvons Malo qui est de la partie. Youhou ! C'est parti ! Une ou deux douanes à passer, de la campagne à traverser entre les volcans plus ou moins enneigés, tronçons magnifiques de champs à perte de vue, villes moins jolies.

Nous arrivons à Riobamba sous le soleil chaud mais très vite, le froid et la pluie drue s'imposent. Pas moyen de nous arrêter dans nos premiers pas ici. Nous sommes bien équipées, au risque de passer pour des touristes... Que nous sommes.

Jolies places au passé colonial, étonnante population avec une grande majorité d'indiens aux ponchos colorés, aux chapeaux de feutre. C'est nous pourtant qui détonnons par ici. A en croire cet homme sur le marché qui tente de me prendre « discrètement » en photo. Finalement, je pose avec son fils en échange d'une autre photo. Avec les petits cireurs de chaussures venus se joindre aux curieux. Trop drôle.

 

C'est ce même après midi, après l'orage, qu'il s'est montré. Imposant mais majestueux. Une beauté dominant la ville, il nous saisit toutes les trois par sa splendeur. 6 310 m de roc et de glace. Le Chimborazo ! L'appel de la montagne se fait sentir mais nous ne sommes pas prêtes physiquement à affronter le colosse. C'est promis, nous reviendrons !!

 

De notre point de vue (plaza del 21 de april), nous pouvons voir également le Tungurahua, en activité, qui crache continuellement une fumée de cendres. Et la chaîne aiguisée de l'Altar (Los Altares) enneigé. Magnifique !

 

Un peu bête de descendre à l'hotel « La estacion » sans prendre le train d'en face qui fait le très célèbre trajet de la « nariz del diablo ». Voyage surprenant et ultra touristique que nous ne pouvons faire puisqu'il n'y a qu'un départ par semaine, le dimanche matin. Retour le soir. Sauf qu'on doit être à l'école lundi matin et qu'il faut cinq heures pour faire Riobamba/chez moi.

 

Nuit horrible. Les Equatoriens sont nuls en isolation. Ils sont venus en troupeau dans la chambre d'en face, avec une marmaille surexcitée. Couché minuit, levé 5 heures. Vivent les boules Quies.

 

Samedi, vamos au grand mercado de Riobamba, les rues sont investies par les marchants transformant la ville en un vaste marché. Impressionnant ! Vont-ils réussir à vendre leur marchandise ? Il y en a tant ! Des monticules de fruits, de légumes, de cochons grillés, de ponchos... Nos hypermarchés, c'est du pipo !

A midi, nous partons vers Cajabamba pour faire le tour de la laguna de Colta. Arrivées sur place, pas un chat. Heu, si... Un lama, un cheval, quelques ânes, moutons et vaches mis à brouter sur les bords. De quoi répondre à notre envie de grand air. Si seulement les gens préféraient la brique au parpaing !

 

Nouvelles expériences gustatives avec l'hornado, spécialité du coin, le cochon est cuit, que dis-je, confit ! Tout entier (si, si, cuisses, tête, dent... Tout y est !) dans sa graisse. Un régal. Le tout, est d'être prudent –toujours !- et d'éviter de l'acheter au coin de la rue ou avec de la salade (sauf si, prévoyants, vous avez de quoi la laver à l'eau propre)

Sandwiches hornado/salade, donc, devant le lac. Top. On grimpe un peu pour avoir une vue d'ensemble. On prend vite de la hauteur. Ca donne envie d'aller plus loin mais les poumons ne suivent pas encore...La montagne, c'est comme le castellano, on s'habitue « poco a poco ! »

 

Samedi soir, Malo et moi voulons faire la fête ! José Luis, guide toursitique rencontré à l'hôtel, nous emmène, dans le quartier branché de Riobamba. Wouhou ! Ambiance ! Premiers pas de salsa dans la rue avec des Péruviens et des gars de chez nous, quand même. Ca réchauffe !

 

Dimanche, décollage à 7h pour Guano, nous sommes passé par Calpi en bus, par hasard, bled le plus proche de la brousse à Lamas où va atterrir Catherine. Mais à Guano, pas grand-chose à voir sauf quelques tapis et un gars sympa qui nous montre comment fonctionne son métier à tisser. Quelques pas pour prendre de la hauteur, comme toujours, et rencontre d'un téléférique. A la question : « A quoi sert-il ? », réponse : « Touristes ». A bon, alors vamos !

Il ne s'est pas décroché pour nous, ce sera peut-être pour les suivants...

 

Midi fruits avant de repartir sur Quito en laissant derrière nous Catherine qui va rester là quelques jours pour faire sa paperasse.

Retour interrompu par la douane pour fouille succincte de quelques zouaves (on saura plus tard qu'une magnifique et riche pièce d'orfèvrerie antique a été volée au musée de Riobamba... C'est pas nous.)

Et trois heures sur tabouret, pour moi, dans l'allée du bus. Sympa.

Publié par cguaquiere à 01:05:03 dans week-ends en vadrouille | Commentaires (0) |

Entre croyances et foi | 22 octobre 2007

Ici, on peut se tatouer Jésus sur le bras sans complexe ; dans les bus, on fait clignoter une pseudo bougie aux pieds d'une madone toute de paillettes vêtue, au rythme de la radio. C'est kitshisimo mais Jésus (prononcer « Réssousse » en insistant sur le R) et Maria sont omniprésents en images, avoisinant les fers à chevaux porte-bonheur... Je laisse à l'appréciation de chacun.

En tout cas, les messes ont beau être expédiées (40 min au plus), on suit scrupuleusement la liturgie et les chants sont magnifiques !

 

Les sœurs se sont aménagé un oratoire très joli et s'attachent à y apporter des fleurs fraîches, à changer la déco quotidiennement. Chaque mardi soir, 18h, prière communautaire. En communion avec le temps de la Parole de St Mo (à 7h près). Moment fort de ressourcement et de prière.

Publié par cguaquiere à 01:03:24 dans Religion | Commentaires (0) |

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