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Miranda

quelques mots pour vous dire...

Adaptation | 27 septembre 2007

Malgré la misère, beaucoup de sourires, et tout le monde s'embrasse (la légende du fuerte abrazo était donc vraie !). C'est pas le tout de le savoir mais imaginez les mamans d'élèves vous serrer dans les bras avec une bise chaque jour... De quoi sonner la plus tactile des françaises, non ? J'aime assez. Pas d'hypocrisie là-dessous, on sent vraiment de la sympathie.

 

Lever tôt mais à 6h, il fait grand jour déjà et à 9h, il fait trop chaud ! Les élèves arrivent entre 7h15 et 8h le matin puis commencent les activités. En attendant que les choses s'organisent et que la réunion de parents avec ses mises au point ait lieu (mardi 16h), la classe se termine à 11h. Au plus vite, elle durera jusque midi et les enfants prendront leur repas, préparé par des mamans, à tour de rôle, avant de repartir chez eux.

Couchée à dix heures et pourtant, je me sens bien crevée. Je ne sais pas si c'est l'altitude, les changements, le décalage horaire, l'espagnol, la reprise du métier ? Un peu de tout sans doute. J'ai hâte de m'habituer.

Publié par cguaquiere à 22:48:54 dans Rythme et climat | Commentaires (0) |

L'eau, de l'or | 27 septembre 2007

On fait tout à l'eau de pluie si ce n'est la boire. Vaisselle, lessive, douche, toilettes... Là aussi, il faut s'habituer !

C'est vraiment la guerre de l'eau ici. On laisse les lumières allumées la nuit pour éviter que d'éventuels voleurs viennent nous piquer notre eau de pluie.

Des travaux ont lieu en amont du centre, à une vingtaine de mètres tout au plus, un grand container pour distribuer l'eau, mais comble de barbarie, il est destiné à une autre partie du quartier que la nôtre ! Va falloir encore attendre quelques années...

La saison des pluies s'est annoncée ce week-end avec un bel orage samedi, qui a suivi une matinée encore très chaude. Grelons, foudre et tutti quanti. Le niveau d'eau a très vite remonté dans mon puits. Ouf, on va pouvoir continuer à se laver. Mais je reviens sur ce que j'ai dit plus haut... Plus question d'avoir trop chaud, ça caille ici (tchaill tchaill, en quichua, voir § Le quichua)

Publié par cguaquiere à 22:47:01 dans L'eau | Commentaires (0) |

Quelques mots indigenes | 27 septembre 2007

Le quichua est aux Mirandais ce que le ch'ti est au Ch'ti. On emploie ici couramment quelques mots empruntés au quichua, comme on dit chez nous : passe-moi la « Wassing » ou on s'est pris une « drache ». C'est trop mignon. Les enfants oublient leur « carro » (pull) et attendent impatiemment l'heure du « cucallo » (prononcer « coucaillo », leur goûter). Il y en a pas mal comme ça, c'est sympa.

Publié par cguaquiere à 22:45:00 dans Le Quichua | Commentaires (0) |

Au quotidien | 27 septembre 2007

C'est incroyable ce qu'il peut y avoir comme variété de fruits ici ! Les jus sont une spécialité du pays : Papaye, orange, tomate de l'arbre, corosol, fruits de la passion, naranjilla, pamplemousse, mûres, j'arrête là parce que tout pousse ici et je n'ai pas retenu les noms de tous les fruits inconnus jusqu'alors. Susana, sœur préposée à la cuisine, fait des merveilles ! C'est incroyable aussi tout ce qu'elle peut faire avec du maïs. Et je ne suis pas au bout de mes surprises ! Je ne sais pas s'il y a meilleure table dans le pays mais ici, nous sommes vraiment gâtés par le raffinement de ses petits plats. A chaque repas, je découvre de nouvelles saveurs. Un vrai bonheur.

Publié par cguaquiere à 22:43:03 dans Nourriture | Commentaires (0) |

Routes et bus | 27 septembre 2007

Ils y a des routes, à peu près bonnes, jusqu'aux abords de Miranda où les pavés font souvent défaut et c'est le trampoline dans le 4x4.

Premier voyage en bus mémorable, sous l'orage, sans trop savoir où je devais m'arrêter. Emission de radio qui fait rire tout le monde, chauffeur compris -sauf moi, qui rit de les voir rire- Les chauffeurs sont généralement doublés d'un type qui annonce que quelqu'un veut sortir « salida ! », histoire de faire ralentir un peu la course pour permettre au voyageur de sauter en route. Le même type, second du chauffeur, aide à monter ceux qui ont du mal, embarque les mômes avec une vélocité étonnante. Faut que ça aille vite et que le bus soit plein. La porte est toujours ouverte, on peut monter ou sortir quand on veut, pratique mais un poco peligroso quand même.

Publié par cguaquiere à 22:42:12 dans Les transports | Commentaires (0) |

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