31 décembre 2008. L'année se termine tranquillement à Miranda. Les pétards ponctuent les heures qui nous séparent de la fête. Le groupe de femmes tricoteuses se sont réunies pour brûler le vieil an quelques heures en avances et jouer leur dernière partie de football de l'année. Viens l'heure de se réunir sur la cancha, la banda de Miranda (fanfare), se met en route de la chapelle à la maison du président de Miranda, plus au Sud, pour aller chercher l'año viejo (le vieil an). Cette année, c'est le père du président qu'on brûle (La tradition veut qu'on brûle symboliquement quelqu'un du village... Et c'est un honneur ! Soit...). La banda doit avoir trouvé un public parce qu'elle tarde à revenir. A 21h, la voilà qui revient. Et s'installe pour la nuit dans la cancha. Les gens affluent mais seuls ceux qui sont déjà bourrés s'éclatent sur la piste. La « veuve » de l'an et son protecteur (couple traditionnel de deux hommes déguisés) mènent la danse, effraient les enfants et c'est l'éclate totale pour eux. Vivent les déguisements qui désinhibent. Tout autour, la petite foule mirandaise se presse muette et immobile. C'est pas la folle ambiance... Avec Maria, on préfèrera le coin des enfants, qui s'organisaient leur propre buché(s). D'abord parce qu'on a voulu éviter un feu de forêt et ensuite, nous sommes restées parce que c'était franchement plus drôle ! Bon, moi, je n'avais pas vraiment les yeux en face des trous alors de nuit, je passais pour une pochtronne et j'ai vite arrêté de tourner autour du feu. Mais c'était beau ! Beau à voir, à vivre. Maria nous a entraîné la flopée de mômes dans une folle danse au plus grand plaisir de nos têtes à claques. Sympa. La poupée de chiffon préparée avec soin pour le buché par les neveux de Maria fut démantibulée rapidement par la horde d'enfants déchaînés par la fête. Une tête à droite, une jambe à gauche... Il a bien piètre allure le président ! Les enfants enchantés nous l'ont brûlé avidement. Qu'il est bon de se chauffer au feu des vieilles crasses à oublier !!
A voir - comme on peut ! - sur http://picasaweb.google.com/LaGuaq/NouvelAn?feat=directlink
Publié par cguaquiere à 15:18:33 dans Miranda | Commentaires (0) | Permaliens
Pour ceux que je garde en appétit avec ce blog en suspend... Et qui commencent à m'envoyer des réclamations, je viens présenter mes excuses officielles!
C'est que j'ai passé Noël au fond du lit et aujourd'hui, première sortie en solitaire depuis le 22 décembre, jour fatal. Je crois que je suis dans l'unique cyber café ouvert du pays! Quito est ville fantòme... Seuls quelques bus circulent. Ça donne la chair de poule. Et ce n'est pas la fièvre!
Bon, je crois que le lieu n'est pas top pour télécharger des photos mais je vais tenter le coup.
Je vous souhaite une bonne année 2009, n'oubliez pas de vous poser pour savoir quels sont vos voeux les plus chers, et faire en sorte qu'ils se réalisent. 350 jours tous nouveaux pour que ce soit possible!
Publié par cguaquiere à 19:13:00 dans Miranda | Commentaires (1) | Permaliens
Ce vendredi 12 décembre, les enfants de San Juan sont venus nous visiter à Miranda. Nous avons relancé le projet d'échange avec les 2 classes d'enfants de 4 ans de ce centre quiteño. 4 rencontres jalonnerons l'année. Jeux, chants de Noël, danse, goûter et échange de cartes. Cette année, on a formé des couples San Juan/ Miranda qui changeront à chaque rencontre. Ça permettra aux enfants de mieux se connaìtre. C'est amusant de les voir répéter le nom de leur "amiguito secreto", de les voir chercher l'insigne égal au leur. Sympa. On remet ça en février!
Poquito de photos de la prep et de la rencontre sur http://picasaweb.google.com/LaGuaq/RencontreAvecNosCorrespondants#
Publié par cguaquiere à 00:40:58 dans Classe | Commentaires (2) | Permaliens
Il était convenu depuis le Ruccu qu'on se reverrait tous les quatre le week-end suivant pour aller voir la cascade de Pita. Nestor proposait de partir à vélo de Sangolqui. Chevere. Sauf que Nestor ne nous a pas donné d'heure et joue aux abonnés absents. On décide d'y aller en bus. Pierre se blesse au pied et ne peut pas nous accompagner. On se retrouve à deux au départ de Sangolqui, on trouve notre pique nique sur le marché et on prend le bon bus. Arrivés à Loreto, on commence à marcher. La route empierrée est magnifique. J'aime beaucoup ce côté de la région. Très vert et feuillu. Un peu bizarre quand même, on croise un cochon en train de pourrir sur le bord de la route, un peu plus loin, c'et une chèvre qui empeste. Et, là, je ne peux pas m'empêcher de penser « jamais deux sans trois » et le troisième ne manquera pas ! ! Un peu plus loin, c'est un gros chien qui croupi sous les mouches. Il ne me plaît pas le petit poucet macabre... Au bout d'une bonne demi heure, une voiture passe, petite famille sympa, je récupère la petite dernière sur les genoux, ils nous emmènent jusqu'au refuge, 15 mn plus loin. De là, on marche une bonne heure entre pluie et soleil, sur la terre, sous les cascades et dans le ruisseau pour ne voir apparaître la grande cascade qu'après une heure de marche. Brusquement, lourde et nimbée d'un brouillard d'eau galcial. Le Diego enfile son maillot pour passer derrière la cascade. Moi j'ai trop froid pour le suivre. Il revient gelé et le soleil a du mal a percer. Finalement, on quitte assez vite ce joli coin si froid. C'est fou la différence de température quelques mètres plus loin, une fois éloignés de l'influence de la cascade. On savoure le calme, les chants intrigants des oiseaux. Espèces que je n'avais encore jamais vues ! Vraiment sympa. Il faudra revenir plus tôt dans la matinée pour apprécier les bains obligés !
Peu de photos pour cette fois là où l'appareil est resté souvent à couvert de l'eau... A voir quand même sur : http://picasaweb.google.com/LaGuaq/Pita#
Publié par cguaquiere à 23:09:34 dans week-ends en vadrouille | Commentaires (1) | Permaliens
J'ai maintenant 17 élèves ! Ca commence à ressembler à une vraie classe. J'ai quelques petits cas pas facile à gérer. Des petits bouts vraiment petits. Il faut surveiller les culottes, laver au moins les pieds, surveiller les poings, les pieds, les dents qui ont tendance à se planter violemment dans la tronche ou les flancs des autres. Un peu comme le coucou qui annonce l'heure mais à chaque demi minute. Vous visualisez ? C'est du sport. Ana et moi essayons - vous avez bien lu « essayons » - de mettre en place une petite danse. On a formé des couples Prékinder/ parvulo. C'est chaud-chaud. Je ne sais pas si on sera prêts pour la venue de nos petits amis de San Juan, ce vendredi. Misèèère ! Plus qu'une semaine ! ! On a pourtant fait super basique, avec une ronde tracée à la craie. Ben non. Ca ne rentre pas... J'ai beau avoir l'expérience de ces moments de grâce, je ne m'y fait pas !
Bref, on s'amuse. Non mais ils ont des têtes adorables ces petits monstres quand on prend le temps de les regarder, ils sont craquants !
Publié par cguaquiere à 22:54:09 dans Arrivee | Commentaires (0) | Permaliens
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