Aïe aïe aïe… Je les collectionne ces temps-ci, les bons moments ! Il y a des endroits sur Terre où l’on laisse un petit bout de son cœur. Convento hérite d’une telle relique lorsque je reprends la chiva pour Zapallo. Le paysage de verdure vallonnée sous un soleil éclatant me laisse pensive. L’accueil des habitants, le partage, les rencontres fortes, le rythme vacances, les papillons, les fruits en pagaille, la Nature nature,… Très bons moments.
Je suis allée en visite chez Isaline, à l’origine amie d’Odile ma compagnone de Miranda. Pour avoir pu connaître Isaline, déjà, le voyage valait le détour. La voir dans son élément, son entourage, comprendre mieux les enjeux de sa présence, ses difficultés et ses réussites ! Et puis, ce fut une grande chance pour moi puisque, connaissant à peu près tout le monde, elle m’aura introduit chez les uns et les autres facilito. Je raconterai évidemment mais là, je dois prendre le temps !
A voir surhttp: http://www.youtube.com/watch?v=ovZn_IAsA5I et http://www.youtube.com/watch?v=xuYJUkJSnmA
Publié par cguaquiere à 18:00:50 dans week-ends en vadrouille | Commentaires (0) | Permaliens
Le jeudi suivant, je retrouve Delphine et Benoît à Baños. Evidemment, j’avais réservé au Plantas y Blanco. L’année dernière, je n’avais pas pu tester leur fameux petit déjeuner…
Baños, c’est la troisième fois pour moi. Mais chaque fois sous un jour différent. C’est sympa de temps en temps. Ca fait station balnéaire et nous sommes encerclés de montagnes ! On vend des paréos, maillots de bain, bouées dans une multitude d’échoppes. Sûre qu’on peut même trouver masque et tuba… Baños, comme son nom l’indique est un lieu de bains. Piscines chaudes et froides à la naturelle des volcans.
Delphine et Benoît, me raconte leur périple enchanteur in the jungle. Ils me font baver évidemment, moi qui suis fan de la jungle !
Le lendemain, on passe aux bains privés de l’hôtel. Trop drôle les bains de vapeur dans les petites caisses-guillotines. Faut pas être claustrophobe ! Le petit gars qui s’occupe de nous s’amuse à nous surprendre avec l’eau froide pour nous faire crier. Il se marre et nous dira plus tard que les cris font partie de la thérapie. Mouais.
Après la torture, un bon petit déjeuner. Et là, on a vraiment fait les gourmands !
Ensuite, visite de la ville, Benoît est assommé par son rhume mais vers 11h, on part quand même faire une petite virée à vélo. Nous parcourons les 20 km jusque Rio verde, déséquilibrés par un vent impossible. Nous descendons au célèbre Pailon del diablo, pour dire de rester fidèles à notre thématique cascades. Retour à Baños en camionnette, après un choclo con queso passable.
En fin de journée, on passe aux bains publics. Il y a un monde fou, comme toujours mais c’est sympa, on papote avec les uns et les autres, touristes équatoriens, NewYorkais, Espagnols, Français… Le monde entier vient macérer dans les eaux de Baños. C’est drôle.
Aujourd’hui, c’est journée gastronomique… Après le plantureux petit dèj, on s’offre un petit resto coquet qui sert de la viande. Mais vraiment, de la viande ! Comme on en voit nulle part dans le pays ! Ca faisait des mois que je n’avais pas mangé de viande saignante. Un bonheur. Merci les copains qui ont dégoté cette bonne adresse.
Le lendemain, on part à 6h30 pour Riobamba. On petit déjeune à l’arrivée, vers 8h30 et on prend taxi et bus pour rejoindre Calpi. On descend à Bayushi et nous engageons sur le chemin qui mène à San Francisco. Il fait beau, j’aime ce lieu, le soleil l’embelli encore. Sur les derniers mètres, nous rencontrons Catherine et ses amis français qui partent dans l’autre direction. Bibise à Catherine que nous ne ferons que croiser, et recroiser le lendemain.
Au programme, balades, vues sur le magnifique Chimborazo qui m’appelle, visite du tout nouveau musée des lamas, dessin et pyrogravure pour les panneaux de la filature, jeu de cartes à 10 près du feu et aux chandelles (panne de courant oblige) grimpette à 5h30 pour Clarita abandonnée de tous mais qui veut sa vue matinale sur Chimbo -ça se mérite- , procession et messe des rameaux à Calpi. Puis on rentre à Miranda. A 17h, nous sommes à ma porte. Bien le temps de faire une bonne soupe. On dîne tôt avec nos petites soeurs et on se couche tôt.
Lendemain, jour du départ pour D&B. Pour moi aussi remarque parce que ce sont les vacances de Pâques ! Je refais mon sac pour aller chez Isaline à Convento.
Le lundi, visite de Quito. On dépose les sacs chez Pia, dans la famille de Caroline. Je demande des nouvelles de Vilma. On m’annonce qu’elle a accouché ! Je reviendrai papoter plus tard, le temps nous est compté. On part en balade. C’est une journée spécialement chaude mais le soleil révèle un Quito colonial majestueux. Odile nous rejoint pour déjeuner. Et c’est déjà l’heure d’aller récupérer les sacs. Partie de plaisir que de prendre le Trole (bus toujours bondé où règnent en maîtres les petits voleurs) chargés de sacs ! ! On rappelle vite fait les règles du commando Trole : On ne se parle pas ! On repère ostensiblement les gens qui nous entoure puis on ne lâche pas son sac des yeux. Pfiou. Une heure et demi plus tard, nous sommes à l’aéroport. Et c’est l’heure des adieux. Là, je passe.
Un peu de patience pour visionner les photos!
Publié par cguaquiere à 17:56:01 dans week-ends en vadrouille | Commentaires (0) | Permaliens
Delphine et Benoît atterrissent avec une heure de retard. Maria, trop gentille, me rejoint à l’aéroport pour nous emmener directement à Miranda. C’est pas très cool la traversée Nord/ sud de Quito mais à 6h30 du soir, c’est encore moins drôle. Finalement, on arrive à 20h à la maison, accueillis par mes petites sœurs, une bonnes soupe bien chaude de Susana et les premières tomates de l’arbre pour nos visiteurs !
Delphine vide son sac et les trois quart de la garniture sont pour moi… Merci merci pour les pulls Shushu, les stylos, la musique, les courriers dont je suis si friande, le foie gras, le chocolat, les carambars, les gaufres… Aïe aïe aïe trop de bonnes choses ! Et tous les gros bisous que n’ont pas manqué de me transmettre Benoît et Delphine ! !
Le lendemain, journée presque comme les autres au prekinder de Miranda. Delphine et Benoît me rejoignent dans ma classe et distribuent les pulls Shushu (tricotés par maman) aux élèves en attente. Trop contents ! On les échange contre quelques chansons françaises et autres.
Après le cucayo, nous emmenons nos amis - vite adoptés – dans notre coin favori pour les jeux de cache-cache, le fameux bosque de los saltamontes (bois des sauterelles). Mais attention à l’ours, il peut surgir à tout moment ! (Petit clin d’œil à Delphine : « Noooo ! El Osoooo ! ») David et Alex sont les plus à l’aise avec Benoît, ça ne les rend pas plus dociles. Delphine craque pour Carlitos qui s’emmêle les pattes dans ses bottes. La matinée se terminera dans la gadoue, jusqu’au genoux pour David mais ça ne gâchera pas le plaisir !
L’après-midi, bel orage tonitruant. Delphine et Benoît sont mis au parfum des pluies équatoriennes. Soutien scolaire et distribution de stylos offerts par Benoît. La pluie cesse, Delphine est gelée, on part en balade dans Miranda. A la découverte de l’habitat local.
Lait chaud, quimbolito, dodo. Joli petit montage sur http://www.youtube.com/watch?v=F5YNR0RSQqo. Demain, jeudi, on part ! ! Week-end prolongé pour moi grâce à Odile et Sandra qui se chargent de mon taf. Trop sympa les copines ! ! On prévoit de partir à 5h le lendemain matin pour choper le bus de 8h à Quito, direction Mindo.
La nuit pluvieuse m’empêche de dormir. A 5h, il pleut toujours abondamment. On décide d’éviter la descente de l’étroit sentier de Miranda de nuit, fatigués, sous la pluie, avec les gros sacs sur le dos.
Lever 7h donc. Petit dèj, salut aux élèves qui entrent en classe et départ pour la aventura ! !
Pour D&B, c’est la découverte du chemin glissant, du Capelo qui nous dépose sur la route, des ayudantes qui pendent à la porte ouverte des bus pour crier les directions…
Le terminal terrestre de Quito, tout un poème. On veut nous emmener aux 4 coins du pays ! On trouve très vite un bus sur le point de partir et qui partira, évidemment, une bonne demi-heure plus tard « Ya mismito sale ! » qu’ils disaient !
La route pour Mindo est splendide. Je suis toujours fascinée par les mutations paysageo-climatiques qui s’opèrent lorsqu’on descend de la montagne à chev… Heu, en bref, quand on descend de la montagne ! On perd rapidement de l’altitude et c’est un défilé de montagnes couvertes d’une dense végétation qui s’offre à nous.
Le trajet est plus long que ce que j’imaginais mais dès notre descente du bus, une camionette nous récupère pour nous amener à Mindo même.
Il fait chaud ! Vrai que nous ne sommes qu’à 1250m d’altitude ! Paradis des oiseaux, concentration de colibris. On dépose nos sacs à « la Armonia » et on va déjeuner. Visite du jardin des orquidées puis balade dans la ville. On se renseigne sur les possibilités du lieu. C’est là qu’on nous parle d’un concert de grenouilles au Mindo Lago et c’est sous un reste de pluie que nous nous y rendons. Pas facile de trouver le lieu et à notre arrivée, c’est une barrière cadenassée qui nous accueille. Visiblement pas de concert ce soir… Pas grave, on continue la balade par un chouette sentier pavé. C’est beau ! Lumière de coucher de soleil, et Benoît tout fou de voir tant de bambous géants. Bucholique. Mais il faut penser à faire demi-tour.
La nuit est tombée lorsqu’on rentre sur Mindo. Une messe se prépare dans l’église. Nous y assistons - Elle commencera évidemment avec une heure de retard- surpris par le nombre de participants un jeudi soir !… Après la messe, chant aux couplets interminables, adoration… Ca ne semble pas vouloir finir ! ! Puis le prêtre commence à faire l’appel ! ! Delphine et Benoît hallucinent mais sont trop polis pour quitter leur place. En fait, c’est une messe pour les parents des enfants catéchisés qui sont tenus d’y assister sous peine de je ne sais quel châtiment. Nous, on est présents mais pas sur la liste. On finit quand même par sortir, tête basse.
Le lendemain, petit dèj au milieu des colibris et autres oiseaux magnifiques. On part à 8h30 à l’arrière d’une camionette. Le chemin est sympa, on traverse des rivières toutes roues dedans. La destination est une nacelle qui nous mène de l’autre côté d’une ravine. Youhou ! Une courte balade dans les airs, c’est toujours sympa. De là, on part en balade de cascade en cascade. C’est la verte et luisante forêt pluviale. J’adore. Delphine et Benoît aussi apparemment. On a un faible pour les ponts souples qu’il y a en nombre par ici. Un peu glissant mais appétissant. Pique-nique au bord de l’eau et retour par la même nacelle. Que calor !
On repart vers Mindo en marchant, rencontrons une belle tarentule -ou migale ?-. Une camionette passe, on fait du stop. Pas de problème, montez. L’arrière est plein de fruits de la côte avec deux petits gars qui se poussent pour nous faire de la place. On ne sait pas trop où poser les pieds ni les fesses… Ca sent terriblement bon l’ananas ! A la descente on achète une papaye, 2 ananas et 3 oranges. On continue à pieds.
Notre petite madame de la Armonia, adorable, nous découpe l’ananas qu’on savoure goulûment en observant les oiseaux.
La fin de l’après-midi, nous la passons dans le bus, direction Otavalo. Nous arriverons tard. On descend au très confortable Riviera Sucre. Il fait nettement plus froid… Mais la douche est brûlante ! Limite supportable pour qui s’est déshabitué ! Delphine est jolie sous son bonnet de nuit mais on demandera quand même des couvertures en rab pour la prochaine nuit.
Lendemain, marché d’Otavalo. Une petite fille nous voyant passer demande à sa maman : « Qu’est-ce que c’est ? », la maman de répondre : « Chut ! Ce sont des touristes. » Matinée flânerie entre les stands, repas local sur la place du marché, marchandage…
L’après-midi, nous suivons le fil conducteur du voyage : les cascades, et allons découvrir celle de Péguche. Joli mais trop de monde ! Nous partons vite pour le lac de San Pablo. Bien moins d’amateurs pour la balade. La pluie s’invite mais pas assez forte pour nous gâcher la partie. C’est beau mais il nous manque de la hauteur pour bien appréhender l’étendue d’eau.
On revient à Otavalo en bus. Petit dîner spaghettis. Demain, on grimpe !
Le départ à 6h30 est annulé. Il pleut des cordes ! On se lève une bonne heure plus tard et décide finalement à prendre un taxi pour aller jusqu’aux lacs de Mojanda. La route pavée est magnifique dans ce paysage vert. 10 minutes plus loin, le chemin est bloqué par un éboulis. Un groupe travaille d’arrache-pied pour dégager la terre ocre et collante. Le taxi nous laisse là et nous passons à pied cette blessure tellurique toute fraîche. Derrière-nous s’engage la camionnette du laitier. Il patine, arrose abondamment de boue les passagers qui poussent derrière mais finit par passer. Il nous prend en route et nous fait gagner du terrain. On descend quand les routes se séparent et continuons à pied avec une famille. Une heure plus tard, une camionnette passe. Un touriste et son guide. Ils nous emmènent jusqu’aux lacs ! Quelle aubaine !
Le paysage est superbe. Le sommet du Fuyafuya se dégage. Il ne pleut plus. On s’engage sur le chemin qui mène au sommet. Ca commence fort et ça le reste jusqu’aux 4200m au dessus de la mer. Le paysage est tout brûlé. Les indigènes de la région ont mis le feu au paramo pour faire venir la pluie. Et ça marche! Pour nous, c’est pas top parce qu’on récolte la pluie et les cendres. C’est triste à mourir ce sol noirci. On trouve ça et là des pousses d’herbe vert tendre qui sortent de l’eau et des cendres. Brins de vie dans ce paysage tout mort.
Presque 2h et demi pour atteindre le sommet. Ce n’est pas un record mais pour des fraîchement atterris dans la sierra, c’est plutôt bien !
Je découvre dans la descente ma mauvaise manip de ce matin. Je n’ai pas enregistré le numéro du taxi… Et Benoît qui ressent les mauvais effets de l’altitude… Que fais-je ? D’abord, je ne dis rien… Ca risquerait de le tuer ! Ensuite, je descend rapidito pour choper les cavaliers qui s’affairent en bas et demander de l’aide. Pas de succès, ils ne sont pas d’Otavalo mais de l’autre versant ! J’appelle Catherine pour qu’elle me donne le numéro de l’hôtel. Mieux que ça, elle m’envoie le numéro du taxi qui l’a emmené aux lagunas il y a 15 jours. J’appelle le gars qui me dit direct qu’il arrive… Trois quart d’heure plus tard, le voilà qui débarque. Et là, trop drôle, c’est le même gars que ce matin ! !
Cette fois, ce n’est pas un éboulis qui l’a empêché de passer mais un mariage indigène. Les jeunes mariés se font laver les pieds et la tête et pendant ce temps, tout le monde passe tour à tour pour les conseiller. Ca peut durer plus d’une heure et ça déborde largement sur la route. Notre taxi a donc dû trouver un autre chemin.
De retour sur Otavalo, on remballe, on achète choclo con queso (maïs au fromage), grenades et on monte dans le bus pour Quito.
Trop long le retour. On arrive à 8h en bas de Miranda. Il n’y a plus de camionette pour nous monter et plus de bus non plus. 20 bonnes minutes de grimpette pour terminer la journée.
J’avais pourtant dit à mes petites sœurs de ne pas s’occuper de nous. Et bien, en rentrant à la maison, on a eu la bonne surprise de découvrir la table mise, la soupe toute prête, un bel avocat, du pain frais, un morceau de gâteau au chocolat… Un festin comme on en savoure rarement ! Douche (froide, il faut le rappeler de temps en temps) et dodo. Le lendemain, c’est le grand départ vers l’Amazonie pour D&B et ya école pour moi !
En images sur http://www.youtube.com/watch?v=OBIIEgQ9518
Publié par cguaquiere à 17:54:29 dans week-ends en vadrouille | Commentaires (0) | Permaliens
Delphine et Benoît sont sur le départ!! Je suis impatiente comme une gamine!! Ils resteront 15 jours dans le pays, 15 jours qui passeront volando, comme on dit chez nous. On va tâcher de les rendre inoubliables. Les orages de fous qu'on a en ce moment risquent de nous y aider...
Merci Sandra et Odile qui prendront mon groupe ce jeudi et vendredi!! Trop sympa les copines!!... Et vive les vacances!!
A suivre!!
Publié par cguaquiere à 21:56:14 dans Miranda | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par cguaquiere à 00:51:24 dans week-ends en vadrouille | Commentaires (1) | Permaliens
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