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Miranda

quelques mots pour vous dire...

San Antonio - Samedi soir - | 28 juin 2008

Après avoir bien mangé, bien bu, bien joué et bien dansé, le défilé reprend sa route vers la chapelle. Là, on fait une pause prière, histoire de ne pas oublier qu'on fête San Antonio...

Puis la fête reprend dehors où les clowns continuent de nous poursuivre avec leur matraque de chiffons. Le groupe de danse de Sandra et Miguel nous offre un joli spectacle. Les feux d'artifice un peu trop proches du public nous vaudront une odeur de cochon grillé, dont je ne serai pas la dernière source... Puis on descend danser dans la cancha (terrain de foot en contrebas de la chapelle). Au son des tambours et trompètes. Autre chorégraphie du groupe de Sandra qui sème en rosace des pétales...de roses rouges. Un petit coup discret de pétrole et tout s'enflame autour des priostes placés au centre. Magnifique!!

Il y a un monde fou en cette veille de fête. Première fois que l'évènement se joue sur deux jours à Miranda et c'est visiblement apprécié! On danse dans la boue de la cancha. Les gamins s'agitent au babyfoot et les plus petits s'éclatent au manège manuel monté pour l'occasion dans l'après midi.

Vers 9h du soir, les artificiers ouvrent les feux pyrotechniques: Une vache en papier maché, supportée par 4 hommes, garnie de pétards et feux d'artifices. Un danger public, une merveille! La vache nous fonce dessus, au son des pétards, de la banda qui joue toujours et des cris de la foule. On ne dira pas combien de dollars sont partis en fumée en ce pauvre pueblo, ce soir là, ça casserait tout.

On continue de boire et danser, somme toute raisonablement. La fête a lieu le lendemain, non? Il faut être frais pour la messe! Les priostes enmènent donc tout leur petit monde, San Antoñito compris, pour rentrer à la maison. A neuf heure et demi, la cancha est quasiment vide. Bon ben, on va se coucher...

Publié par cguaquiere à 23:53:30 dans Miranda | Commentaires (0) |

San Antonio - vispera, le samedi - | 28 juin 2008

Samedi, la fête commence plus tôt que prévu. Le départ devait se faire à 16h de chez les priostes mais à 14h30, on entendait déjà la banda. D'en haut, on peut voir la banda jouer aux abords de la maison de Myriam et Efrain. Odile et moi sommes donc descendues mais le temps d'arriver, le défilé était parti chez les priostes pour emmener San Antonio (la statue hébergée chez Lourdes et Dalgo depuis la fin de la neuvène.) Myriam nous propose d'attendre chez elle parce qu'il vont repasser dans peu de temps pour remonter à la chapelle. Elle insiste, s'éclipse quelques minutes et revient avec deux assiettes garnies du plat typique dont j'ai parlé plus haut. Et là, on se souvient du coup de la fonda de plastique qu'on peut demander sans complexe! Parce qu'à trois heures de l'après-midi, c'est un peu tôt, ...ou tard? Bref. Très sympa la petit pause avant la folie de la fête. Le rôle de Myriam était d'accueillir le groupe des clowns, dont fait partie son mari, Efraín et leur fils de 3 an, futur élève! Myriam offrait également la chicha à toute la fête (malheureusement, je me prive de ce fameux breuvage fermenté pour les soucis intestinaux qu'il me cause!) On converse tranquillement puis la banda se fait entendre plus franchement. Elle revient!

Et c'est parti! On suit le défilé composé de plusieurs groupes déguisés : les danseurs en première ligne, avec des costumes traditionnels, les ponchos negros, les negros, le vieux, les clowns. Tous sont masqués. Difficile de savoir qui est de la fête! Quelques femmes m'indiquent où est leur mari. Trop drôle, un des deux gardes de San Antonio, déguisé en negro me taquine un peu et m'invite à danser une ou deux fois. Ce n'est que le soir que je saurai son identité. Ce n'était autre que le papa de Susana, une élève, en anonyme sous son masque et sa voix transformée.

Mais le sens se perd. Comme par chez nous d'ailleurs, peu de gens peuvent dire quel est le sens et l'origine des giles, non? Ici on ne sait plus pourquoi il y a un type déguisé en vieux avec un dossier sous le bras, pourquoi il y a un autre déguisé en militaire avec un furet dans les mains?, pourquoi les masques? Pourquoi les Noirs? La mort aussi s'est invitée, incarnée par un jeune déchaîné. Autant de questions auxquelles je n'ai pas pu avoir de réponse.

Et défile bien sûr la vaca loca (vache folle...à droite sur la photo), homme déguisé en vache. Véritable star, pertubateur du défilé. Il poursuit les gens en meuglant. Pourquoi una vaca loca? Rien à voir avec la maladie qui affecte nos troupeaux. C'est entré dans les moeurs des petits villages qui ne peuvent pas s'offrir une vache de corrida. Parce qu'ici, il n'y a pas de fête sans vache (ou taureau)

            Evidemment, trône, au coeur du défilé notre San Antonio de Padua, dans sa boîte bleue encadrée par deux hommes déguisés en negro, les gardiens du Saint. Ceux-ci sont précédés par deux personnes porteuses d'encens, qu'on brûlera en abondance durant toute la fête, Monica en sera garante!

 Le défilé grimpe la moitié du chemin. Nous n'iront pas tout de suite plus loin. On est invité chez la guiadora. Les gens défilent à l'entrée de chez Rosa où l'on sert la chicha et le trago (alcool pur). Et une chaîne humaine apporte les menus. On prend le tout comme on peut et l'on s'installe où l'on peut. A défaut de manger, je me régale à prendre des photos. La banda continue de jouer, les clowns se mettent à danser et le bal est ouvert. Pas trop dur de danser, il suffit de piétiner en suivant le rythme... Autre tradition : la personne qui reçoit offre de la nourriture aux responsables de la fête, à ceux qui sont en charge d'un groupe (porteuses de fleurs, de velas, ...) Quelques déguisés dansent avec des paniers de nourriture et des cochons entiers, qui seront offert en l'état et redistribués aux groupes. Puis c'est le moment du castillo. Les jeunes hommes forts s'empressent autour de ce pilier dressé à l'entrée. A tour de rôle, ils tentent l'ascension. Encore un truc fou dangereux! Quand enfin, l'un d'entre eux arrive au sommet, il décharge la cime garnie de fruits, de trago, de casseroles pleines, d'une couverture (¿porque?) et d'une tête de vache. Si, une vraie! Non, franchement, là c'est gorre. Celui qui tient le rôle de la vaca loca joue avec la tête un petit moment, lui donne des coups. Un peu glauque, je n'ai pas trop saisi le sens mais pour les trois castillos de Miranda, le scénario fut le même.

Publié par cguaquiere à 23:52:13 dans Miranda | Commentaires (0) |

San Antonio - vendredi soir - | 28 juin 2008

Vendredi était le jour réel de La Saint Antoine. Nous préparons les bouquets pour la chapelle avec les montagnes de fleurs apportées.

Pour célébrer le Saint patron, la banda de Miranda à sorti son costume pour jouer devant la capilla. Après un moment de prière tenu à la demande des joueurs, juste le temps de laisser passer la drache, nous sommes sortis au clair de lune pour écouter la fanfare. Ils ont l'excuse d'être une jeune fanfare. Un an seulement qu'elle existe. Le manque d'harmonie ne nous empêchera pas de danser deux petites heures. La Odile avait préparé des globos magnifiques qu'on a envoyés à la lune sous le regard ravi des petits et des grands. Le second a fait un aller retour recto. Ils est presque revenu dans nos bras. Evidemment, il s'est fourré dans la quebrada en contrebas ce qui nous a valu une expédition sympatique avec quelques chicos aventureux, et un bâton de 6m pour allonger mon bras. Tout ça pour rien. Certes, nous l'avons récupéré mais dans un piteux état. Nous saurons désornais qu'un globo de cette trempe est à usage unique. On ne se remet pas d'un voyage jusqu'à la lune...

L'avant fête se termine à 10h. Tout le monde va se coucher pour être en forme le lendemain!

Publié par cguaquiere à 23:48:49 dans Miranda | Commentaires (0) |

Dons | 26 juin 2008

Voici enfin l'adresse de l'association qui reçoit les dons : Association "Un seul coeur" 22, rue Les Près hauts - 21150 POUILLENAY

Il n'est jamais trop tard... Grand merci!

Publié par cguaquiere à 23:55:39 dans Miranda | Commentaires (0) |

San Antonio - Los chanchos - | 26 juin 2008

Le vendredi, je m'éclipse une demi-heure, au moment du cucayo, pour aller voir a matar a los chanchos (tuer les cochons). Les priostes ont prévu de tuer 13 chanchos. Et c'est sans compter ceux des autres familles qui accueilleront les porteuses de fleurs, de velas, etc.

Le spectacle vaut le détour. 13 cochons, imaginez la boucherie! Celui-là même qui me regardait dans les yeux la veille, au jour du pain. Tu te souviens, Odile? Je t'ai même fait la réflexion : “Première fois qu'un cochon me regarde dans les yeux.” Vrai, ils ont toujours le groin dans la boue habituellement. Eh bien, celui-là même, ils me l'ont zigouillé sous le nez!
Sympa quand même de voir en direct d'où nous vient ce qui nous tombe dans l'assiette. Je ne recommande cependant pas la scène aux âmes sensibles qui risqueraient après coup le végétarianisme. Ce serait dommage.
 
Bon, comment ça s'est passé au juste? Comme la veille, pour le pain, les voisins, les cousins, amis, courageux, viennent donner un coup de main... Ou de couteau, selon le rôle tenu. Le travail se fait rapidement et à la chaîne. Aux derniers soubresauts de la pauvre bête, on la met dans une brouette. Deux énormes tonneaux, posés sur feu de bois, bouillonnent de l'eau mise à chauffer. L'atmosphère se brouille ça et là de la vapeur transbahutée. On arrose de cette eau la dépouille fraîche du cochon (celui de la brouette, vous suivez toujours?). Il est saupoudré d'une poudre blanche (Je n'ai pas demandé ce que c'était... Farine, chaux, cocaïne?). Le tout servant visiblement à peler la bête. On l'épile, on le gratte et une fois nu, on le transporte sur la table pour l'étriper. Ses entraillent passent à la douche entre de multiples et expertes mains qui ne traînent pas. Les petits oignons attendent tous prêts sur la table d'à côté.
J'ai raté l'assaisonnement et la cuisson, manque de temps. Pourtant ça m'intrigue grandement. Comment font-ils pour cuire autant de cochons en si peu de temps? Ils doivent passer dans le même four que celui du pain. Ici, la spécialité est l'hornado, littéralement “enfourné”. Le cochon est passé au four en une seule pièce. C'est succulent.
Pour bien saisir l'enjeu de la préparation, il faut savoir que absolument tout le village est invité à la fête et qu'il doit y avoir de quoi manger en abondance. Le menu traditionnel, qu'on sert à toutes les fêtes dans toutes les maisons est composé de deux plats : Bouillon de poule et hornado garni de mote (maïs boursouflé genre pop corn bouilli dont je ne suis pas franchement fan) et pommes de terre, le tout arrosé de fameuse sauce de maní (cacahuète). Typique. On nous donnera également des oranges, des bananes et des pains. De quoi manger pendant trois jours... Ah oui, ici, on peut demander sans complexe una fonda (un sachet plastique), si on ne nous l'a pas donné avant, pour emporter la nourriture non consomée sur place. C'est très pratique.

Pour les photos, suivez le guide : http://picasaweb.google.fr/LaGuaq/SanAntonioLesCochons

Publié par cguaquiere à 23:35:53 dans Miranda | Commentaires (0) |

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