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Miranda

quelques mots pour vous dire...

San Antoñito - el pan - | 21 juin 2008

Je ne vais pas pouvoir tout raconter cette semaine, comme je l'ai promis à certains. Et pourtant, ça vaut carrément le coup!! Je vous tiens en haleine, la suite arrive au plus vite! Avec - rien à voir - des photos de l'Iliniza Norte (8e sommet du pays!).

 

La semaine qui suivit la novena fut bien remplie pour beaucoup de Mirandeños. Il a fallu, pour ceux qui accueillaient dans leur maison, faire le marché, repeindre la maison, tuer le cochon et pas mal de poules, pétrir la pâte, faire la chicha, et j'en passe!

Je vais vous livrer un part des dessous de la fête. Toute la semaine, les pétard fusaient régulièrement. A force, on finit par ne plus sursauter, rassurez-vous. Le jeudi matin, après le marché, les gens se sont retrouvés pour faire le pain. Nous sommes allés faire un tour Odile et moi. Moment épatant. Ça travaillait comme dans une ruche vrombissante de palabres. Il faut planter le décor : Une petite pièce sans fenêtres aux murs d'adobes, un lit double sur lequel un drap étendu reçoit les galettes de pains à cuire, un grand four à bois qui semble couver de l'or, les couïnements des cuyes (cochons d'Inde) qui gambadent entre nos pattes, les enfants qui jouent au soleil dehors, les petits endormis dans le dos de leur maman ou de leur grand-mère.

 On fait connaissance avec celles qu'on ne connaît que de vue. Ça papote après le temps de silence timide qui accueillait notre arrivée. C'est sympa de faire des liens entre les gens. Telle est la cousine ou la belle-soeur de telle autre. Et celle-ci est la grand-mère du cousin de tel niño qui vient au centre... C'est drôle, une grande famille que Miranda, somme toute. Les photos prises déclenchent des rires. Puis on met la main à la pâte. Je fais ma pub pour la stimulation précoce, au passage... Les pains s'en iront par quintaux chez les priostes qui sont au commandes du four. On repartira avec un bon paquet de pains tout chauds en mains. Juste avant la tormenta (orage).

 A suivre...

Publié par cguaquiere à 00:53:02 dans Miranda | Commentaires (0) |

Estimulation temprana... | 07 juin 2008

Où donc en suis-je au niveau de mon beau projet de stimulation précoce? Bonne question. Pourrais-je y répondre?

Après deux tentatives dominicales sans succès, j'ai changé la date et continué à rencontrer les mamans pour les motiver. Finalement, j'ai eu deux élèves sur deux lundis différents. Je ne me démonte pas pour autant. Sachant bien qu'il faut du temps pour décider les jeunes mamans timides. La météo n'aide pas toujours mais surtout la fameuse peur de décevoir des gens d'ici, qui ne fait jamais dire “non”. A les écouter, elles sont toutes d'accord,” oui, oui, à quelle heure”, “D'accord on se voit, et qu'est-ce que je dois faire pour inscrire mon enfant etc...” Et finalement, je les attends en vain. C'est un peu rageant mais quand on a compris le truc, on s'arme de patience.
‘ai le soutien des médecins qui viennent plusieurs fois par semaine à Miranda. Ils travaillent comme moi à motiver les mamans.
Mon objectif actuel est de fidéliser mes deux élèves pour que leurs mamans fassent de la pub. Ce ne sont pas celles qui en ont le plus besoin évidemment. Pour les enfants qui nécessitent le plus la stimulation, il va falloir apprivoiser leurs mamans petit à petit. Je tiens le cap.

Publié par cguaquiere à 21:20:29 dans Miranda | Commentaires (0) |

Fête patronale | 07 juin 2008

San Antonio est le patron de Miranda. Ici en Equateur, la tradition est encore très forte dans les petites bourgades comme les grande ville. Notre fête patronale aura lieu les 14 et 15 juin mai la mise en ambiance à démarré vendredi dernier. A peine le rosaire de Marie terminé, nous encahînons avec la neuvène de San Antonio de Padua. Chaque soir à 19h, les priostes font claquer une fusée pour annoncer la prière (et rebelote le matin à 5h, sans la prière...)

Pour comprendre, il faudrait se plonger dans l'histoire des peuples indigènes. Il y a un bouquin qui aide bien à ça, il s'appelle les oublié de l'Altiplano, écrit par ¿ une française... Il s'agit d'Idigènes de Bolivie mais il en dit sur les traditions communes aux indiens d'ici. Le prioste est nommé par son prédécesseur pour assumer financièrement la fête de toute la communauté. En général, c'est la ruine de la famille... Il est dit dans le bouquin cité que cette tradition permet à la communauté de survivre en évitant que certains s'enrichissent... Il n'y a pas à être pour ou contre, c'est comme ça.
Nos priostes cette année sont les grand parents de Saul, un de mes élèves. Ils sont très ponctuels, arrivent avec bon nombre de suivants à la neuvène.Ils apportent l'encens, en abondance, qui se consumera pendant l'heure de prière. L'idée est de prier ou apprendre à prier, de connaître un peu mieux qui est ce fameux Saint Antoine de Padoue. Je découvre la foi de ces personnes investies d'une mission. Les intentions sont fortes. Après la prière, une petite collation est servie, canelazo ou chocolat bien sucré comme on l'aime ici. On remet de l'encens à brûler dans le brouillard odorant de la chapelle et on se dit “¡hasta mañana!”, comme toujours, dans de grandes embrassées, même quand on sait qu'on ne se verra pas le lendemain...

Publié par cguaquiere à 21:16:50 dans Miranda | Commentaires (0) |

Sortie à Quito! | 07 juin 2008

Ce mercredi, nous avons été invités par nos petits correspondants de Quito. C'est portes ouvertes au centre San Juan de Jerusalén. Grande sortie pour mes petits bouts! Il a d'abord fallu convaincre les mamans de l'aubaine. Sandrine nous envoyait le mini-bus à 7h30 en bas de Miranda pour nous ramener à 1h30. Après présentation de la sortie en réunion de mamans, l'une d'elle ose la question : “Mais c'est obligatoire? Parce que c'est loin et c'est la prenière fois pour ma fille” Et les autres de me présenter leurs visages inquiets... Finalement, toutes signeront l'autorisation!

Le voyage en bus fut joyeux, fenêtres ouvertes pour les vomisseurs, chansons et poèmes. On les repasse tous en revue pour les apprendre à Jorge (psy de San Juan) et Edith (physiothérapeute) (Cf. Baeza) qui nous accompagnent. Enfin, on arrive chez nos petits amis. Ils nous attendent dans leur classe. Juan vient tendre la main à tous les mirandeñitos mais ceux-ci sont comme paralysés. Finalement on rentre, certains des miens se décoincent mais il leur faudra toute la vivite du centre, main dans la main avec un copain de San Juan pour se détendre vraiment. Le mur d'escalade fut la terreur de mes élèves. Sauf pour Marilyn, bien sûr, qui est montée la première et comme une fleur jusqu'en haut. Jenifer s'arrêtera en cours de route, Edith aura le courage de grimper un peu malgré le concert des pleurs angoissés des autres, en bas. 3 sur dix à tenter l'expérience. Bravo les garçons pour tant de courage! Dire qu'ils grimpent aux arbres de Miranda sans harnais, ça a de quoi surprendre...

Finalement, rien de mieux qu'un bon vieux tobogan pour se défouler!

Mais il est midi, déjà l'heure de rentrer. Adios amiguitos, on se reverra le 30 juin pour clore l'année à Miranda!

Publié par cguaquiere à 21:13:17 dans Classe | Commentaires (0) |

Conviviencia a Miranda | 07 juin 2008

Ce mardi, les directrices des centres infantiles de la vallée étaient invitées par l'inspectrice... chez nous. Encore une qui est tombée sous le charme certain de Miranda. Branle-bas de combat, une fois encore à la maison. Au programme, papote, parties de mille bornes, repas plantureux, chants et danses grâce à notre Dany nationale.

Publié par cguaquiere à 21:06:03 dans Miranda | Commentaires (0) |

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