Ce dimanche premier du moi de juin, le temps n'est toujours pas de saison... On a pu espérer le samedi qu'il fasse beau pour notre ascension mais non, le gris est revenu dès 8 heures du matin.
Nous n'irons donc pas jusqu'à la cumbre. Nos 4 heures de grimpette me paraissent bien pâles après notre périple Guagua/ Rucu Pinchincha... Mais bon, c'est toujorus sympa de se remplir les poumaons d'un air sain et monter au delà des 4000.
A suivre.
Publié par cguaquiere à 21:00:04 dans week-ends en vadrouille | Commentaires (0) | Permaliens
Vrai que l'eau nous est offerte, pour le moment, mais il a fallu investir dans du matériel coûteux pour faire les connexions. On ne pouvait pas attendre pour installer les tuyaux. Et cette dépense imprévue vient s'ajouter à la hausse des prix. La patate a doublé en quelques mois, le riz, on ne compte plus... Et ce sont les aliments de base donnés aux enfants. Un coup de pouce ne serait pas de refus!
L'association Un seul coeur, partenaire du projet, reçoit les dons, en toute confiance!
Sauf qu'il faut que je retrouve l'adresse... A suivre donc.
Publié par cguaquiere à 19:37:24 dans Le projet | Commentaires (1) | Permaliens
C'est l'histoire d'un tout petit garçon qui s'appelle Jorge. On ne sait pas trop son âge parceque ses parents ont traîné avant de le déclarer. Officiellement il a 2 et demi, ceux qui l'ont vu naître disent qu'il en a 4 et demi. En réalité, je lui donnerais 3 ans. Il marche en dodelinant, vascille. Il a les cheveux qui paraissent roux, ça surprend. Les médecins y voient un effet de la dénutrition.
Jorge a deux frères et deux soeurs. L'aîné qui a quatorze ans avait commencé un petit boulot de réparateur de vélos chez quelqu'un de bien. Mais à force d'arriver en retard, d'être désagréable, Nelson a fini par se faire virer. Jessica a la chance d'aller à l'école où, même si elle a un mal de chien à suivre, elle peu retrouver ses copines. La Lisette n'a pas été inscrite à l'école. Elle doit avoir sept ou huit ans. Francisco, dans la classe de María ne salue pas toujours mais il nous sort un sourire coquin histoire de nous faire enrager gentiment. Depuis un mois, il a pris l'habitude de se laver les pieds en arrivant à l'école.
L'alcool lui a volé ses parents. Les deux, inséparables, sont visibles de temps en temps à la cantina du coin (lieu où l'on sert le trago, alcool fort), trébuchants sur le chemin En fait, l'alcool lui a tout volé. Il n'y a même plus de matelas à la maison pour dormir. Est-ce qu'on dort d'ailleurs?Le petit Jorge, tout crotté, un jour est arrivé à Shuc Shungulla. Accueilli dans la classe du parvulo, il découvre les jeux et les autres. Il adore se baigner à l'école même quand le soleil est timide. Et si rien ne remplacera jamais la sécurité familliale on ose espérer qu'il reçoive ici de quoi vivre un peu de son enfance.
Publié par cguaquiere à 19:21:07 dans Miranda | Commentaires (0) | Permaliens
C'est un peu bizarre ce changement de situation... En fait, je pense que c'est purement technique. Il faut trouver une issue à cette eau qui s'accumule dans le réservoir. Alors, la municipalité a fait du centre infantile l'exception, puis la communauté des soeurs et bientôt, d'autres exceptions vont fleurir à Miranda. Dernière nouvelle de ce vendredi matin. Je crains les jalouisies et ne pense pas que ce soit le meilleur moyen de régler les conflits du quartier...
La suite dans un mois?
Publié par cguaquiere à 19:16:03 dans Arrivee | Commentaires (0) | Permaliens
Le week-end dernier, on a chaussé les godillos et rejoint un petit groupe du club d'andinisme de l'université catholique. Il était prévu de grimper sur deux jours le guagua (bébé) A 4 700 et quelques mètres, le petit... En cours de route, au moment où je pensais entamer la grande descente sur Quito, on nous propose le Rucu (vieux) Pinchincha ou le Padre encantado (le Père enchanté)... Première ascensión bien sportive donc. J'ai la chance de ne pas souffrir des meaux de tête provoqués par l'altitude au contraire des autres, ça équilibre les forces...
Nous voilà donc partis de Lloa, au abords de Quito à 8h30 le samedi, dans un brouillard profond qui ne nous quittera pas de la journée. Andinez, qu'ils disaient! On passe à travers champs, on chantonne, c'est sympa. La pluie nous prend plus haut et ne nous quitte plus jusqu'à la cumbre (le sommet). On arrive trempés au refuge, après 6 heures de grimpette, ravis de pouvoir retirer les pompes qui nous gèlent les pieds. Jusqu'au moment où le grand froid de l'immobilité nous prend!! La neige se met à tomber au dehors. Pas moyen de faire du feu, dans la cheminée trône un grand seau d'eau qui récupère la neige. Pour ne pas se laisser mourir bêtement, on cherche des fringues sèches pour se changer, tout absolument tout- peut servir! On emballe les pieds dans des sacs plastiques, on sort les gants, bonnets, chaussettes... Il n'y a pas grand' chose dans les sacs mais on y arrive. Même au fond du sac de couchage le froid nous mort jusqu'à la moelle. Alors, on fait une sortie gym, on se fait des nouilles au thon sur le camping-gaz de Diego, qui a tout prévu. La nuit degagée nous donne une vue imprenable sur les lumières de Quito, un lac doré et scintillant!
Et on se couche, comme les pingoins, tous sur deux matelas doublés. On arrive presque à se réchauffer mais la promiscuité, l'altitude, la fatigue, rendent le sommeil impossible. Tu dors, Caro? Non, Il est quelle heure, Diego?, 3h, encore deux heures de sommeil, Oh non, vivement qu'on se lève...
Finalement, on se lève, et on part pour les 2 dernières heures qui nous séparent du sommet. Et là, nos efforts sont récompensés... Le soleil timide du matin disperse la neblina pour inonder le paysage. Tan hermoso, je n'en peux plus tellement c'est beau!! Le froid, dans nos pompes trempées nous ronge les orteils mais c'est si beau que c'est la fête au sommet! On voit l'Antisana, le Pasochoa, le Silcholagua, tant d'autres et parmi eux, le majestueux Cotopaxi, qui nous attend au loin. Ce sera pour une prochaine fois. Pour quelques mètres, on redescend sur du sable mêlé à la neige, la glissade est sympa. Et c'est là que Diego nous propose le Padre Encantado, suivi du rucu. Ah bon, on ne redescend pas?Publié par cguaquiere à 18:34:05 dans week-ends en vadrouille | Commentaires (0) | Permaliens
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