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Miranda

quelques mots pour vous dire...

Nouveaux albums photos | 20 avril 2008

Juste une adresse vers de nouveaux albums :http://picasaweb.google.es/LaGuaq/MingaIII

Publié par cguaquiere à 00:32:55 dans Photos | Commentaires (1) |

Quelques images | 13 avril 2008

La suite de la sortie scolaire à Baeza par ici : http://fr.youtube.com/watch?v=GqkEIp-ECbA Heu... Ce petit film là a été conçu pour les parents d'élèves... Je n'ai pas changé les commentaire. Tous à vos méthodes Assimil!

Et nos vacances en Amazonie par là : http://fr.youtube.com/watch?v=ew_wSInh-KE

Et là aussi : http://fr.youtube.com/watch?v=RApg_AqyjHs

Publié par cguaquiere à 19:43:42 dans week-ends en vadrouille | Commentaires (1) |

Vacances de Pâques | 31 mars 2008

Il est 5h ce lundi 17 mars... Bientôt, l'aventure commencera. En atetndant, je n'ai pas une fringue à mettre dans mon sac puisqu'il pleut depuis à peu près un mois. Je repasse mon linge, avant le jour, pour pouvoir l'emmener sec - première fois que je repasse ici en Equateur, et les chausettes y passent-.Un beso à mis hermanitas et je m'en vais. A une bonne heure d'ici, à pieds, bus, autre bus et metrobus, Malo m'attend.
 

Nous partons pour Lago Agrio, - Nueva Loja de son nom officiel- Nous avons une rencontre avec d'autres volontaires français la semaine suivante dans cette même ville. Nous profitons de la semaine sainte -fériée ici!- pour découvrir un bout de l'Amazonie. Vrai que c'est proche de la frontière colombienne et qu'il y eut du grabuge à peine 15 jours auparavant mais nous ne fonçons pas tête baissée. Le choix est réfléchi, la décision prise après moults consultations.

 A 9h, nous sommes dans le bus. Le soleil est presque insultant pour qui l'attend depuis des semaines. Mais nous ne partirons véritablement qu'à midi et demi. Le bus nous paraissait étrangement classe et pourtant, nous délaissa au bord de la route avant même d'être sortis de Quito. Comme quoi, il ne faut pas se fier aux apparences. Après 2 bonnes  heures d'attente, nous montons dans un bon vieux bus crado et grinçant à souhait. Nous savons de visu qu'il nous mènera à bon port celui-là. 8h de trajet -Magnifique! Sous une lumière dorée!- et nous arrivons la nuit tombée à Lago Agrio. Fait chaud!
 
Rendez-vous le lendemain à 9h30 devant le D'Mario. Il faut demander la señora Rosa. On embarque alors dans une camionette verte pour 3h de route. Malo me dira plus tard que "Ça y est, je sais à quoi me faisait penser la camionette... A Jurassic Park!". La route bien asphaltée se transforme en chemin pierreux cahotique. On traverse des plantations de Palmes (cultivées pour leurs noix bien grasses) sur des kilomètres. Un peu monotone mais on bavarde. Les tuyaux pipeline nous suivent depuis la veille déjà et s'imposent sans complexe à l'entrée des maisons. Ici commence la zone abîmée par l'exploitation de l'or noir. On en apprendra toujours plus au cours de notre voyage...
 

Finalement on atteint le rio. On se pose pour manger rapidement et on embarque dans une lancha à moteur. L'expédition durera 3h30. On tombe instantanément sous le charme de l'Aguarico et de ses rives. 3h de soleil magnifique et la dernière demi-heure sous un aguacero ("drache" en langage équatorien) comme jamais, jamais vraiment, je n'ai vécu ( et pourtant, en bonne ch'ti normande que je suis, j'en ai connu des draches!) On ne sait trop comment Olmedo a pu conduire la barque... impossible d'ouvrir les yeux  et pour le peu que j'ai vu, un mur blanc. On remarquera vite que les gars ici ont des yeux de tigre, il s'orientent de nuit comme de jour sur les rios ou en forêt. Dingue. Malgré le large et épais poncho, on est à tordre à la sortie de la barque où déjà, il ne pleut plus.

 

D'abord, il faut dire que le guide est indispensable pour se rendre en forêt amazonienne. Et quand on part en balade, gaffe à bien suivre le groupe! Nous sommes partis avec l'agende Dracaena, à Quito, qui loue le campement à la communauté Quechua de la playa de Cuyabeno - à peu près rien à voir avec nos Quechuas de la Sierra! -. On a eu la chance de tomber sur Enrique, quiteño, guide curieux de tout, qui savait répondre à nos multiples questions. Le reste de l'équipe sur place est composée de natifs de la communauté

 

En arrivant, nous prenons connaissance des lieux enchanteurs –rapidement parce que la nuit tombe déjà-, des touristes déjà sur place, de l'équipe des guides et ayudantes.

Il faut ensuite dresser le tableau mais là, c'est un peu difficile par ordi parceque tous les sens sont en action ici...

 

Essayez donc d'imaginer cette forêt luxuriante avec des plantes, des arbres de toutes sortes, des feuilles et des verts divers, un ciel changeant ou la lumière est chef d'orchestre, le rio qui crée une brêche dans ce flot impétueux de verdure. On aura d'abord appris à regarder, pour débusquer parcequ'au départ, les “Regardez là!”enthousiastes de notre pauvre guide sonnent dans le vide... A chaque sortie, les yeux s'aiguisent un peu plus. Magie! On aura vu des singes, les maigrichons qui font des bonds de fous, les gros noirs qui sont plus curieux que nous... Mais de loin. Les rouges bien poilus. C'est aussi le paradis des oiseaux, martins pêcheurs de toutes sortes, grands échassiers, perroquets de toutes couleurs, toucans, gallinacés, chouette... Et un tas d'autres qu'on aura plus entendus que vus, il faut bien l'avouer, mais c'est le reigne de la vie sauvage ici! Tortues, caïmans, serpents, dauphins, pirhanas, chauves-souris, tarentules et chez les insectes, papillons à foison, mille-pattes énormes, cigales, phasmes, criquets et scarabées en tous genres, fourmis des grosses des petites, coupeuses de feuilles hallucinantes, acides qui tuent les plantes à 3 mètres à la ronde, toutes piquantes et vaut mieux éviter de se faire prendre!

J'en passe évidemment. Bien beau tout ça mais on n'aura pas vu le dizième de ce qui existe je crains bien!

 

En balade comme au fond du lit, de jour comme de nuit, les sons s'imposent à vous. Ca crisse, ça jacasse, ça bruisse, ça bavasse, la forêt est pleine de sons insolites. Ça grouille de vie là dedans! L'ouïe n'en peut plus à l'arrivée mais peu à peu apprend, elle aussi. On s'adonnera non sans pouffieux rires à l'imitation. Dédicace particulière à la pava idionda (littéralement, “Dinde qui pue”, parce qu'il paraît qu'elle pue), gallinacée d'Amazonie, au souffle rauque asthmatique. Trop drôle.

 Les narines s'éclatent dans les poumons du monde! Ça sent la nature à cent pour cent! Odeurs de terre humide, et mille autres senteurs à découvrir et pas seulement les pieds du voisin mais aussi les fruits, fleurs et même parfois les insectes!
 

Et nous ne sommes pas au bout de nos surprises. Gaffe à où l'on pose les mains! La forêt caresse, écorche, cogne, pique, agrippe et chatouille. Je me laisse poser, confiante, un insecte dans les mains, yeux fermés. Dur de les ouvrir au contact de ces milles pattes qui galopent sur la peau. Merci Enrique pour l'expérience de choc. Mais l'Amazonie c'est aussi accepter de se balader sous le soleil ou l'orage, moite ou carrément trempé, mettre les pieds dans la boue, plonger dans l'eau fraîche du Cuyabeno... Garre au courant!

 

Les papilles ne sont pas en reste dans ce lieu hors normes. Il faut être joueur pour pénétrer la selva. On aura goûté à un tas de choses inconnues. Petite pensée pour ce fruit au petit goût de camembert sucré, aux fourmis acides, au pirhana et surtout à la larve gluante mais appétissante tout juste sortie de sa noix... Très sport.

 Coups de coeur :

Les rencontres avec les dauphins d'eau douce... Incroyable mais vrai! Les deux espèces, - les roses qui se baladent par deux et viennent souffler à la surface et le grand gris sauteur, qui d'habitude préfère les eaux profondes mais nous sommes chanceux!- se sont largement montrées les deux premiers jours. Au grand damn des copains qui nous ont rejoints ensuite et sont repartis sans en avoir aperçu l'ombre. C'est la loi de l'écotourisme!

Ce foot sur une plage au milieu du Cuyabeno, sur fond de soleil couchant.
Ce mate (mammifère terrestre à 4 pattes, de couleur noire à tête de belette) qui, ne sachant s'il devait monter ou descendre de sa lianne (le petit étant resté en rade un peu plus haut), s'est laissé approcher dangereusement!
La fête à la grenouille. Chaque soir, une nouvelle grenouille dans les toilettes.
Akunamatata, petite chanson pour encourager Isabel à plonger dans le rio.

La grimace de Malo mastiquant un bout de larve.

Les peintures rouges naturelles “Ohé pour aller jusqu'au bout!” Mais il n'y a que moi qui connaît la vieille pub...

La balade dans un petit bras du rio, au milieu des palmes roses aux moults épines noires, faisant penser à autant de jambes poilues, flottant à la surface.

Le raccourci d'Enrique, absolument impraticable. Il a fallu hisser, pousser, tirer les pirogues pour passer. En tongues évidemment.

En parlant de tongue, c'est bien là que je rompis la gauche mienne. Malo en fit autant avec la gauche sienne. On évitera de décrire les démarches qui suivirent.

Les bains quotidiens dans le Cuyabeno. Sous le ciel étoilé parfois. Il faut savoir que la jungle fait plus peur qu'elle n'est dangereuse. C'est bien dans cette même eau que vit l'anaconda, qu'on a observé les caïmans, les serpents et qu'on a pêché le pirhana. A croire que vraiment, les petites bêtes ne mangent pas les grosses! Le tout est de ne pas les surprendre...

La pirogue des deux types basques et du  scout allemand, certes trois fois plus rapide que la nôtre mais souvent coincée dans les brousailles... A pleurer de rire.

Le petit vin Argentin en apéro, sorti de nulle part, merci Steven!

La partie de Cuarenta (jeu de cartes d'ici), avec Elena (Equatorienne de Quito), Joanne (Anglaise), Enrique et Malo, à la lueur de la bougie attirant petites et grosses bêtes pour les plus grands cris de notre Joanne, alias Bridget. What a great laugh! Thanks Joanne!!

Les expressions qui nous rappeleront notre virée : “T'y vas comment? En bottes ou en tongues?”, “HoOombre”, “Non mais déjà, t'es dans la jungle...”, “ C'est vraiment muy, very très sehr rhh (en hollandais, ou presque)...”

 Ben voilà à peu près... Il ne manque plus que quelques images. Le film devrait suivre prochainement sur youtube.
Et pour ceux qui auraient envie de vivre cette expérience fabuleuse, je vous y insite vivement!

Publié par cguaquiere à 00:37:28 dans week-ends en vadrouille | Commentaires (1) |

Baeza | 31 mars 2008

Nous voilà rentrés depuis bien loin maintenant de classe verte. Les élèves de Sandrine ont eu la chance (et moi demême, étant accompagnatrice du groupe) de vivre 4 jours à Baeza, sur la route de l'Amazonie.

Le jour du départ, il n'a jamais fait aussi froid à Quito, la chaîne de montagne qui entoure la ville est blanche de neige. Les autochtones eux-mêmes sont stupéfaits.

Arrivés à Baeza, 3h de Quito environ, On découvre un tout autre paysage. Valloné comme au pays d'Auge et le comble, c'est que les vaches sont de pures normandes! Dire qu'elles sont difficiles à trouver par chez nous... Le propriétaire me dit qu'elles ont été choisies pour leur résitance au climat très humide... Je veux bien le croire! Tout comme chez nous donc. Si seulement quelqu'un pouvait leur livrer le secret du Pont-l'Evêque... Manque de fraîcheur m'est avis mais sait-on jamais?
 

Le soir, on fait la chasse aux papillons et autres bébêtes attirées par la lampe extérieure. Génial, les petits bouts sont en pyj et s'éclatent ou crient de frayeur feinte. On se croirait en vacances!

Nous voilà donc dépaysés quand même. Et le vrai plongeon se fait lors de la balade en forêt tropicale. Alors là, je ne suis plus du tout en Normandie... Tapir, sahinos et autres ongulés sont gardés ici pour sauvegarder l'espèce et faire plaisir aux touristes, sans doute... On se souviendra de Rachel et Melvin avec leur feuille gigantesque en guise de parapluie. Pour ceux qui connaissent, c'est du Totoro tout craché. Je chante évidemment.
 Pour moi, Baeza restera le lieu de la rencontre avec ces petits bouts si différents. Première expérience avec des enfants handicapés. L'équipe de San Juan, même si elle manque de rigueur et de cohésion, est indubitablement généreuse avec les enfants. Chacun d'eux, aussi profond que soit son handicap, a savouré pleinement son séjour, grâce aux accompagnateurs, attentifs à les impliquer tous sans exception. Chapeau.
 

La suite en images sur youtube... Bientôt!

Publié par cguaquiere à 00:32:02 dans week-ends en vadrouille | Commentaires (0) |

Amazon jungle trip | 24 mars 2008

C'est à pleins poumons que nous avons vécu la semaine sainte dans le poumon de la terre. La selva amazonienne d'Équateur. Tous sens en éveil. Merveille que cette nature sauvage qui ne livre pas facilement ses secrets... A suivre très prochainement j'espère.

Et joyeuse Pâques à tous! Alléluia!

Publié par cguaquiere à 21:41:31 dans week-ends en vadrouille | Commentaires (0) |

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