Holala... Mon pauvre petit blog, complètement à l'abandon!! Et pourtant, il ne manque pas de choses à raconter!! Je suis effrayée du retard que j'ai pris! Il faudrait que je fasse tout un article sur les fêtes et traditions d'ici et sur le machisme local et sur les baleines et les vents violents des hauts sommets en été et...
Pfff. Ya du TAF.
A suivre.
Publié par cguaquiere à 18:20:12 dans week-ends en vadrouille | Commentaires (0) | Permaliens
Ce dernier week-end de mai, nous (Belèn, Diego, Pablo-encore un-, Eduardo, Luis) le passons au Rumiñahui. (« Oh ouiiii ! », comme dit la chanson du beauf ;)
Emotion, émotion. Premièrement parce qu’on s’approche crucialement du Cotopaxi. Et ensuite parce que techniquement, c'était sympa.
C’est pour moi la première fois que j’entre dans le parc Cotopaxi. A notre arrivée, le Coto boudait sous une couverture de nuage. Pas grave, le Rumiñahui nous sourit. De la laguna de Lipiopungo, nous commençons à marcher. On arrive vite au lieu de camp. Ca me paraît encore bien loin du sommet, qu’on grimpera le lendemain, et il y a l’air d’avoir de quoi camper plus haut. Pour une fois, à peine l’idée émise, on est tous d’accord. Et là. On pose les gros sacs, trop bien, et mon Dieu que c’est beau ! ! Le soleil de fin d’après-midi nous donne une lumière fabuleuse. Nous avons d’un côté le Rumiñahui majestueux et puissant avec ses 3 sommets de pure roche et de l’autre, le fabuleux Cotopaxi qui se découvre à nous de toute sa blancheur. On dirait qu'il en avait marre qu'on lui tourne le dos celui-là! Les rayons passent, le caressent et semblent l’embraser brusquement. Un moment bien bref mais très fort. Comme un cri, un appel. Et pfiou, de nouveau sous les nuages. ben oui Coto, on viendra te chercher, tu verras, tu verras!
C’est encore moi la préposée au dîner. Cette fois, j’ai prévu des patates. Tous trop contents parce qu’y en a marre des pâtes ! Et une soupe, des petits légumes mitonés, et des saucisses, du fromage et la sauce qui va avec. Bon, je m’attarde mais la bouffe, en montagne, c’est encore plus important qu’ailleurs ! !
Et le froid arrive. Pas trop mordant toutefois, nous ne sommes qu’à 4 110m d’altitude. Le bueno c’est qu’à cette altitude, on trouve encore de la végétation ! On est en plein páramo et il y a des espèces de plantes qui laissent des branches toutes mortes sur leur pied vivant. On a nettoyé tout ça et on a fait un beau feu de camp jusqu’au dodo. Trop bien. Puis on est allés dormir et à 6 dans la tente de 4 c’était idéal. On a même eu chaud !
Le lendemain, levé pas trop tard mais les gars ont passé un temps fous à faire la vaisselle ! Ils sont partis en quête d’eau et on les a vus revenir une heure après ! Le café rataboulli et les filles qui commençaient à se geler. Départ à 8h du camp. On laisse tout sur place, c’est formidable, c’est le rêve ! ! J’ai même pas de sac parce que Diego me le pique pour y mettre la corde et du coup, le charge. On grimpe tranquilou une bonne heure jusqu’à un passage crucial. J’ai oublié de préciser que notre pote Christian, qui devait nous guider, a eu un empêchement juste au moment d’embarquer… Diego se fait le chef de file mais il ne sait plus trop bien. Aïe. Il nous fait redescendre de 100m, pensant qu’on était montés trop haut. Petite station en contrebas où l’on délibère. La troupe se ligue contre le pauvre Diego. On n’est pas d’accord pour descendre plus bas ! Alors on remonte parce qu’il n’y a vraiment pas moyen de franchir ces pans de roche escarpée. On retourne d’où l’on vient mais par un autre chemin qui me vaudra petite chute et foutre frissons. Une pierre "floja" qui m'est restée dans la main en pleine escalade. Arrivé en haut, Diego nous lance que c’est bien là le chemin… Savait plus le petiot. Le drôle de l’histoire c’est qu’à ce point, nous ne sommes qu’à une quarantaine de mètres du sommet. Mais c’est là que les choses se compliquent.
Je rejoins les autres encore toute remuée et me retrouve assise à cheval sur une crête. Le vide d’un côté et de l’autre. Je crois que j'avais pris trop confiance en moi et la montagne m'a rappelé qui était le chef. Les copains ont déjà armé une corde pour descendre de l’autre côté mais moi, je ne suis pas remise et ne le sens pas du tout, du tout. « Mais si, tu viens avec nous ! ». Bélen est très jeune mais elle assure à max la nana. Le temps d’en voir un ou deux descendre et les forces me reviennent. Une fois au bout de la corde, assise sur mon harnais, tout va mieux ! Et c’est parti pour le sommet !
On descend en rappel pour grimper à l'aide de la corde par un endroit plus praticable. Et voilà ! C’est aussi simple que ça. On s’embrasse les uns les autres au fur et à mesure des arrivées. C’est trop beau d’arriver en haut !
C’est vrai que ce fut un peu dur ce jour là mais vraiment, j’ai adoré cette montagne, elle est magnifique. J’y retournerai sans doute !
Le retour, c’est jamais drôle. Ca me paraît toujours interminable. On commence à ne plus supporter le sac, les ampoules aux pieds, le rationnement en eau et vivres et les problèmes de transport pour le retour à la maison commencent à turlupiner. On aborde une camionnette vers 16h qui nous amène à la panamérica. Là, on voit passer une bonne dizaine de bus avant que l’un d’eux daigne s’arrêter pour nous prendre. Retour à Quito. De Quito encore une heure de bus et me voilà au pied de ma colline à 9h du soir. Plus de bus ni de camionnettes, évidemment. 100m de dénivelé de plus ou de moins… Mais qu’on est bien chez soi !
Des news de Miranda :
Au centre, mon petit David à perdu un oncle tué par un compagnon de beuverie (je les ai vu peu de temps avant complètement éméchés) Evidemment, les enfants connaissent tous les détails alors on tente d'en parler comme il faut.
Le même jour, les parents ont fêté le jour de l’enfant avec un tas de friandises et des ballons. Ça tombait bien pour changer les idées! Sandra et son mari ont fait une petite présentation de marionnettes. Muy bonito.
Nous avons réunis pour une dernière fois les parents d’élèves. Remis les dernières évaluations. Pris les inscriptions pour l'année prochaine. Ca sent la fin de l’année !
Nous avons commencé la neuvène de San Antonio, vendredi et samedi prochain c’est la grosse fiesta ! Les priostes (ceux qui ont en charge toute l’organisation et les frais de l’événement) sont super actifs. Ils ont carrelé le cœur de l’église, on repeint interieur et extérieur, désherbé les pavés de l’entrée. Bien ! En attendant, on se retrouve tous les soirs à 18h à l'église pour partager l'évangile, prier et savourer un canelazo ou un lait chaud et un petit pain tout frais.
Le 18 juin, (On n’oubiera pas l’appel, non) nous terminons les rencontres avec nos petits correspondants de San Juan. Ce sera grand jour de fiesta aussi pour les enfants et leurs parents. On ira pique-niquer au bois avec tout le monde pour clore la journée. Et là, il y aura des photos je vous le garantis!
Le 30 juin, c’est les vacances scolaires. On va avoir du pain sur la planche pour le grand nettoyage d’été !
Publié par cguaquiere à 23:11:45 dans week-ends en vadrouille | Commentaires (1) | Permaliens
Et voici mes dernières photos. Jusqu'à nouvel ordre, il n'y en aura pas d'autres. Mon apareil photo a mal supporté la nuit à 4 800m. Nous ne sommes pourtant pas allés jusqu'au sommet!! Je suis très très énervée parcequ'il n'a qu'un an et demi. Un peu ingrate parce que je lui ai fait souffrir les extrêmes. Mais la technologie moderne c'est quand même de la m...
Alors, le Cayambe... Glacier, troisième sommet du pays. La veille de la sortie, je suis allée avec Odile, Efra et quelques autres du club, à une présentation d'Ivan Vallejo. Andiniste célébrissime en Equateur. Il a terminé la boucle des 14 sommets les plus hauts du monde. Les quatorze 8 000! Ce type est absolument génial. Je m'attendais à rencontrer un ours qui cherche à fuir la société. Tout le contraire! Ce gars a une foi en la vie, en l'homme et en Dieu, à vous faire grimper (si ce n'est déplacer ;)) les montagnes!! Trop fort. Après ça éviedemment, on a envie de grimper!
Re-alors le Cayambe... L'idée était juste de passer la nuit un peu au-dessus du lac (pour ceux qui connaissent). On s'acclimate. Le 20 juin, on devrait grimper le Cotopaxi. Tout un programme pour se préparer. On s'est laissé déposer à une heure du refuge pour dire de payer 10 dollars de moins... Et du refuge,il n'y a plus qu'une heure et demi de grimpette. Mais ça grimpe!
La nuit au Cayambe a confirmé que je ne souffre pas en altitude contrairement à mes compagnons de route, mais par contre, ça ne m'aide pas à dormir... Fait froid là haut. Heureusement qu'on apporte la gazinière parce qu'au réveil sinon, il n'y a pas d'eau. Elle reste gelée dans les bouteilles.
Le lendemain, impossible de faire sortir Diego et Eduardo de leurs duvets respectifs. Trop nuls. On est partis à 9h30 du camp!! Comme je suis avec des compagnons encore plus économes que moi,on a eu droit à l'intégrale presque jusaue Cayambe... 5h30 de route à un rythme de fou. Faut courir pour suivre Diego en descente!!
Le drôle c'est qu'Ivan Vallejo était lui-même au Cayambe ce jour là. Nos chauffeurs nous ont dit l'avoir vu descendre sur le dos de son acolyte. Il s'est démoli une cheville!! Et je me remémore alors les voix entendues à minuit. Ils sont forcément passés par chez nous!
Bon heu...Est-ce que je parle du lendemain... Allez, je ne vous cache rien! J'ai eu bien du mal à sortir du lit tant j'étais courbaturée. Je nétais que douleurs... Je saurai plus tard que je n'étais pas la seule! Ouf.
Bon ben savourez-les, c'est le fond de la boîte http://picasaweb.google.com/LaGuaq/Cayambe?feat=directlink
Publié par cguaquiere à 01:45:31 dans week-ends en vadrouille | Commentaires (0) | Permaliens
Ca y est, on l’a eu ! Juste un peu plus d’un mois depuis ma dernière tentative de l’Illiniza Norte. Cette fois, le climat était excellent. Nous, Pablo, Eduardo, Francisco, Christian y moi, sommes partis un peu avant 7h du sud de Quito et avons commencé à grimper à 9h30. On a vite quitté le chemin, pas très douée pour la 3e tentative… Mais vite retrouvé quand même. Deux heures jusqu’au refuge et 2h de plus pour le sommet. La grimpette devient franchement escarpée sur la fin mais c’est mieux ! On est plus vite arrivés ! Les petits dénivelés qui n’en finissent pas, c’est éreintant. Bref, nous arrivons au sommet ! ! Trop trop contente ! ! Nous voilà à 5 116m, mon nouveau record d’altitude ! Le prochain sera le Cotopaxi ! Ojalá...
Au sommet, il y a du monde. On parle élections, évidemment, parce que le lendemain, c’est grand jour de vote. On renouvelle la totale des têtes dirigeantes dans le pays ! Bon, et puis là, je suis seule représentante de la gente féminine sur 10 personnes présentes au sommet. J’ai donc le droit de me faire chahuter gentiment.
La descente est horrible sur les premiers 300m de dénivelé. Là encore, on n’a pas pris la même route que l’autre fois. Je suis bleue de partout à l’heure qu’il est, d’avoir un peu trop chuté, - Les bâtons étant restés à la maison... – Grosse frousse quand j’ai décroché une grosse pierre de 40 cm de diamètre. Seule casquée du lot et tous les autres en contrebas, tête nue ! ! J’ai hurlé mais ce fut moi la plus abîmée. Ouf. La fête peut très vite tourner au drame même sur des sommets classiques ! Quand même, ils sont franchement inconscients c’est gosses. Certains avaient le casque dans leur sac ! ! « C’est pas cool de marcher avec un casque », qu’ils disent. Trop coquets, oui.
Enfin, on se retrouve en bas à 16h et à 19h chez Odile et Efra, à Quito. Avec un mal de crâne infâme en prime. Encore du nouveau pour moi ! J’imagine que ce doit être les 5 000m au dessus de la mer ! Rien de tel qu’un bon dodo pour guérir !
Preuves sur : http://picasaweb.google.com/LaGuaq/IllinizaNorteJourDuSommet?feat=directlink
Publié par cguaquiere à 01:34:49 dans week-ends en vadrouille | Commentaires (1) | Permaliens
Aïe aïe aïe… Je les collectionne ces temps-ci, les bons moments ! Il y a des endroits sur Terre où l’on laisse un petit bout de son cœur. Convento hérite d’une telle relique lorsque je reprends la chiva pour Zapallo. Le paysage de verdure vallonnée sous un soleil éclatant me laisse pensive. L’accueil des habitants, le partage, les rencontres fortes, le rythme vacances, les papillons, les fruits en pagaille, la Nature nature,… Très bons moments.
Je suis allée en visite chez Isaline, à l’origine amie d’Odile ma compagnone de Miranda. Pour avoir pu connaître Isaline, déjà, le voyage valait le détour. La voir dans son élément, son entourage, comprendre mieux les enjeux de sa présence, ses difficultés et ses réussites ! Et puis, ce fut une grande chance pour moi puisque, connaissant à peu près tout le monde, elle m’aura introduit chez les uns et les autres facilito. Je raconterai évidemment mais là, je dois prendre le temps !
A voir surhttp: http://www.youtube.com/watch?v=ovZn_IAsA5I et http://www.youtube.com/watch?v=xuYJUkJSnmA
Publié par cguaquiere à 18:00:50 dans week-ends en vadrouille | Commentaires (0) | Permaliens
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